Funérailles d’une femme d’Halifax ayant eu recours à l’aide médicale à mourir

HALIFAX — Des centaines de personnes se sont rassemblées, vendredi après-midi, en souvenir d’Audrey Parker, cette résidante d’Halifax atteinte d’un cancer du sein dont le combat pour assouplir les règles encadrant l’aide médicale à mourir a fait les manchettes partout au pays.

La «célébration de la vie» de Mme Parker s’est déroulée au Quai 21 dans le port d’Halifax en présence de plus de 300 convives.

Audrey Parker a mis fin à ses jours avec l’aide d’un médecin le 1er novembre. Avant de s’éteindre, Mme Parker avait affirmé qu’elle aurait peut-être vécu plus longtemps si la loi sur l’aide médicale à mourir avait été modifiée.

La femme âgée de 57 ans, qui avait reçu un diagnostic de cancer du sein de stade 4 en 2016, avait obtenu le droit de réclamer une aide médicale à mourir.

Elle a utilisé son expérience déchirante pour plaider sa cause auprès des élus, soutenant que la loi devait être modifiée parce qu’elle exigeait que les personnes dont la demande d’aide médicale à mourir avait été approuvée devaient être conscientes et saines d’esprit au moment de donner leur approbation finale pour l’injection mortelle.

Les ministres fédéraux ont dit éprouver de la compassion pour Audrey Parker et sa famille, mais ont indiqué que la loi actuelle était adéquate.

Selon la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, Ottawa a le sentiment que la législation adoptée il y a deux ans présente un juste équilibre entre la nécessité de protéger l’autonomie des patients et d’établir des mesures de protection pour les personnes vulnérables.

Cette question fera partie des sujets abordés dans un rapport sur l’aide médicale à mourir en cours de rédaction par un comité d’experts. Le rapport devrait être remis d’ici la fin de l’année, mais ne devrait pas comprendre de recommandations.

Mme Parker a reçu une injection mortelle et est décédée paisiblement dans son appartement d’Halifax, entourée de ses proches et amis.

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Toutes nos chaleureuses sympathies à ses proches. Et AUSSI à ses soignants.

Gratitude+++ à Audrey pour avoir aidé la Cause pour un Mourir plus digne et plus libre et même plus humain. Son action généreuse fera du chemin.

Le Québec fera aussi un rapport sur les demandes d’AMM à inclure dans les Directives médicales anticipées. Rapport en attente d’ici la fin de 2018.

Un jour, les personnes qui auront reçu le OK pour l’AMM pourront terminer leurs jours avec beaucoup plus de sécurité et surtout avec plus de sérénité. Un jour, les soignants auront un cadre juridique beaucoup plus clair, loin du flou actuel. Il y aura quelque chose de vous, Audrey.

Je placerai le tout sur mon blogue.

Yvon Bureau, Québec
http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php