Fusillade de Fredericton: les jurés sont choisis pour évaluer Matthew Raymond

FREDERICTON — La cour a commencé à entendre la preuve dans l’audience sur l’aptitude de Matthew Raymond à subir son procès sous quatre chefs de meurtre au premier degré au Nouveau-Brunswick.

Les premiers témoins ont été entendus, de même que des enregistrements sonores et le rapport d’un psychiatre légiste.

L’homme de 49 ans est accusé d’avoir tué les policiers municipaux Robb Costello et Sara Burns ainsi que les civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright devant un complexe d’appartements du nord de Fredericton, en août 2018.

Les deux civils ont été tués par balles alors qu’ils chargeaient leur voiture avant de partir en voyage; les deux policiers ont été abattus en arrivant sur les lieux de la fusillade.

Un jury de quatre hommes et huit femmes a commencé à entendre la preuve, mercredi, dans cette audience qui vise à déterminer si l’accusé est apte à être jugé, c’est-à-dire s’il est en mesure de comprendre les accusations portées contre lui et s’il peut donner des instructions à son avocat sur la façon de le défendre.

«Cette audience n’a rien à voir avec la culpabilité ou la non-culpabilité de Matthew Raymond», a expliqué au jury le juge de la Cour du Banc de la Reine Fred Ferguson.

«Votre tâche est de déterminer si Matthew Raymond est, à ce moment précis, en raison d’un trouble mental, apte ou non à subir un procès», a-t-il précisé.

Le juge Ferguson a indiqué que le Code criminel canadien présume qu’une personne est apte à subir son procès.

«L’aptitude à subir un procès se concentre sur l’ici et maintenant, pas à un autre moment, à un autre endroit», a insisté le magistrat.

«Ce sera à vous de décider, selon la prépondérance des probabilités, s’il n’est pas apte à subir un procès», a conclu le juge Ferguson.

L’avocat de la défense, Nathan Gorham a appelé un premier témoin nommé Alex Pate, un stagiaire au sein de son cabinet. Deux enregistrements sonores ont ensuite été entendus, il s’agit des bandes audio de rencontres entre l’accusé et le stagiaire.

Il a ensuite lu le rapport du psychiatre légiste Julian Gojer, rédigé le 14 août.

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Jeudi, la présentation de la preuve se poursuit, notamment par le témoignage d’un deuxième psychiatre légiste, Scott Woodside.

Un nouveau jury devra être choisi pour un éventuel procès si M. Raymond est jugé apte à le subir.