Fusillade de Fredericton: les policiers de la GRC racontent leur intervention

FREDERICTON — Les policiers de la GRC appelés sur les lieux de la fusillade à Fredericton il y a deux ans ont relaté en détail au procès, jeudi, le fil des événements lorsqu’ils sont entrés dans l’appartement de l’accusé et l’ont désarmé.

«Je pensais que l’un de nous allait se faire tirer dessus», a raconté aux jurés le caporal Jean-François Comeau, l’un des trois policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui ont témoigné jeudi au procès.

Matthew Raymond, âgé de 50 ans, est accusé du meurtre au premier degré des civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright, ainsi que des policiers municipaux Robb Costello et Sara Burns, le 10 août 2018.

La défense a admis que l’accusé avait tué les victimes, abattues, depuis une fenêtre, dans le stationnement d’un immeuble d’appartements. Mais elle plaide que M. Raymond devrait être déclaré non criminellement responsable en raison d’un trouble mental.

L’équipe d’intervention d’urgence de la GRC avait été appelée sur les lieux après la fusillade meurtrière. Le caporal Mark Simon a déclaré aux jurés que lorsqu’il est arrivé, la police avait déjà utilisé une masse pour percer des trous dans la porte de l’appartement du tireur. Il a ensuite utilisé une tronçonneuse pour enlever la porte.

Le caporal Jeremy Harding a raconté qu’il avait envoyé un robot équipé d’une caméra à l’intérieur de l’appartement: il a pu alors voir le suspect, sur le sol, qui pointait un fusil vers la porte, prêt à tirer.

Les policiers lui ont crié de lâcher son arme, mais le suspect essayait de lancer des objets sur le robot. Lorsque le caporal Harding a vu Raymond retirer ses mains de l’arme, il a signalé à ses collègues de donner l’assaut.

«La dernière chose dont je me souviens, c’est d’avoir vu le canon de l’arme pointé droit sur moi», a raconté le caporal Comeau. Tenant son bouclier, il a sauté sur le suspect et a commencé à lui donner des coups de poing à la tête jusqu’à ce que d’autres policiers maîtrisent Raymond et lui retirent son arme. «À ma grande surprise, il se débattait toujours», a raconté M. Comeau.

Le caporal Harding a aussi soutenu que Raymond semblait alors chercher un «couteau de bonne taille», mais le policier a pu s’en saisir en premier.

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