G7: premier coup d’éclat pour valoriser le travail domestique des femmes

QUÉBEC — Justin Trudeau sert un repas, Donald Trump époussette et Emmanuel Macron s’occupe d’un bébé: Oxfam-Québec veut attirer l’attention sur le travail domestique non rémunéré effectué par les femmes partout dans le monde.

L’organisme de lutte contre la pauvreté a organisé une mise en scène devant l’Assemblée nationale jeudi matin avec des personnages à l’effigie des dirigeants du G7 pour les presser d’améliorer les services sociaux pour soutenir les femmes et reconnaître leur travail domestique.

«On estime que ce travail vaut 10 000 milliards $ dans l’économie mondiale, mais il est souvent la plupart du temps non rémunéré», a avancé la directrice générale d’Oxfam-Québec, Denise Byrnes.

C’est l’un des nombreux événements organisés en marge de ce sommet international qui se déroulera vendredi et samedi à La Malbaie.

Les sept dirigeants doivent rencontrer un conseil consultatif formé de 21 femmes pour discuter de cette question. De grands noms en font partie, dont la coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, Melinda Gates, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, et la militante pakistanaise Malala Yousafzai.

De nombreux groupes — syndicats, organismes sociaux et organisations anticapitalistes — ont élu domicile à Québec pour la durée du G7, même si l’événement se déroule à environ 140 km de la vieille capitale. Ils comptent manifester. Trois manifestations sont organisées à Québec jeudi soir, vendredi et samedi.

Le tout se déroule sous haute sécurité. Le Centre des congrès de Québec est entouré de blocs de béton et d’une clôture, des commerçants ont placardé leurs magasins dans le Vieux-Québec. On entendait mercredi soir des hélicoptères de la police survoler la ville.

Quelque 10 000 fonctionnaires dont les bureaux sont situés près de l’Assemblée nationale ont été mis en congé jeudi après-midi et vendredi en prévision des débordements.

«Ce serait dommage si les images qui dominent étaient les débordements quelconques, a fait valoir Mme Byrnes. On espère qu’il n’y en aura pas. Je pense que les gens ont le droit de manifester, surtout ceux qui veulent manifester pour réclamer des choses pacifiquement, on est avec eux.»