Géorgie: l’échéance pour compléter le recomptage approche

ATLANTA — Les employés électoraux de la Géorgie font face à l’échéance de mercredi pour compléter le recomptage à la main des bulletins de vote de la course présidentielle dans l’État.

Le recomptage de près de 5 millions de votes découle d’un audit requis par une nouvelle loi de l’État et n’a pas été ordonné en réponse à des problèmes suspects avec les résultats ou à une demande officielle de recomptage. La loi exige que l’audit soit effectué avant que les résultats des comtés ne soient certifiés par l’État.

La date limite pour compléter l’audit est mercredi, à 23 h 59, en vue de l’échéance de vendredi pour certifier les résultats de l’État. Gabriel Sterling, qui a supervisé la mise en œuvre du nouveau système de vote de l’État pour le bureau du secrétaire d’État, s’attend à ce que les comtés respectent ce délai.

Le décompte manuel vise à garantir que les nouvelles machines électorales de l’État compilent avec précision les votes et ne devrait pas changer le résultat global, ont répété à plusieurs reprises les responsables électoraux de l’État.

Au début du recomptage, le démocrate Joe Biden menait le président républicain Donald Trump par une marge d’environ 14 000 votes. Des bulletins de votes non comptés qui ont été découverts dans quatre comtés — Douglas, Fayette, Floyd et Walton — pendant le recomptage à la main réduiront cette marge à environ 12 800 votes, selon M. Sterling.

Une fois les résultats certifiés, si la marge entre les candidats reste à moins de 0,5 %, la campagne perdante peut demander un recomptage. Ce nouveau dépouillement, payé par les comtés, se ferait à l’aide de scanneurs qui liraient et compteraient les votes, a indiqué M. Sterling.

Une loi votée l’année dernière impose un audit, mais laisse au secrétaire d’État le soin de sélectionner la course à revérifier. Brad Raffensperger dit avoir choisi la course présidentielle en raison de son importance et de sa faible marge. Étant donné les résultats serrés, a-t-il dit, un recomptage complet et à la main était nécessaire pour terminer la vérification.

Au cours des deux semaines qui ont suivi les élections, M. Raffensperger a été attaqué par ses collègues républicains.

Les deux sénateurs de la Géorgie, qui font face à des courses serrées avec les démocrates en vue du deuxième tour des élections le 5 janvier, ont appelé à sa démission. 

«Le secrétaire d’État n’a pas réussi à organiser des élections honnêtes et transparentes», ont plaidé les sénateurs David Perdue et Kelly Loeffler dans une lettre.

M. Raffensperger a fermement défendu la gestion de l’élection par l’État et le décompte ultérieur. Il a assuré que son bureau n’avait vu aucune preuve de fraude électorale généralisée ou d’irrégularités.

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