Géorgie: un responsable électoral lance un appel au calme

ATLANTA — Un responsable électoral de la Géorgie a lancé un appel au calme mardi, en exhortant notamment le président Donald Trump à freiner les ardeurs de ses partisans.

Gabriel Sterling, un républicain, a supervisé le déploiement du nouveau système de votation de l’État. Lors d’une conférence de presse de routine mardi, il a sermonné le président et les deux sénateurs de la Géorgie, qui luttent pour leur survie politique et qui ont réclamé la démission du secrétaire d’État Brad Raffensperger — lui aussi un républicain — pour avoir supposément bâclé la gestion du scrutin.

«Monsieur le président, vous n’avez pas condamné ces gestes ou ce langage. Sénateurs, vous n’avez pas condamné ce langage ou ces gestes, a dit M. Sterling, qui était clairement en colère. Il faut que ça cesse. Vous devez prendre position. Si vous voulez un poste de leadership, démontrez du leadership.»

Des électeurs en colère ont circulé en voiture devant la maison de M. Raffensperger, sont entrés sur sa propriété et ont envoyé des messages à caractère sexuel au téléphone de sa femme, selon M. Sterling.

Des policiers montent la garde devant les résidences de MM. Raffensperger et Sterling. La police de l’État tente d’évaluer la crédibilité de menaces qui ont été formulées.

M. Sterling dit qu’il en a eu assez quand il a appris qu’un sous-traitant de Dominion Voting Systems qui aidait au dépouillement judiciaire dans le comté de Gwinnett a été menacé de mort quand quelqu’un l’a filmé en train d’entrer des données dans un ordinateur et faussement prétendu qu’il manipulait le vote.

«Son nom est écrit sur un noeud coulant. Ce n’est pas correct, a dit M. Sterling, en rappelant que le sous-traitant n’a pas accepté un poste visible comme le sien ou brigué les suffrages comme M. Raffensperger. Ce jeune-là a accepté un emploi. Il a simplement accepté un emploi.»

La semaine dernière, M. Trump a qualifié M. Raffensperger «d’ennemi du peuple», a rappelé M. Sterling, «et ça a mené à toute cette merde».

M. Sterling a exhorté le président à prendre position en demandant à ses partisans de ne pas avoir recours à la violence. «Quelqu’un va être blessé. Quelqu’un va se faire tirer dessus. Quelqu’un va mourir», s’est inquiété M. Sterling.

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