Gestion de cas de harcèlement sexuel: Singh défend son chef de cabinet

OTTAWA — Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a défendu lundi l’embauche de son nouveau chef de cabinet qui aurait ignoré des plaintes de harcèlement sexuel lorsqu’il travaillait au Manitoba en 2010.

Un processus pour gérer ce type de plaintes n’existait pas à ce moment-là et Michael Balagus a assumé la responsabilité de cet échec, a fait valoir M. Singh. Il a également souligné que M. Balagus avait corrigé le tir comme chef de cabinet de la leader néo-démocrate ontarienne Andrea Horwath, en s’occupant de formations contre le harcèlement pour les députés et employés de Queen’s Park.

M. Balagus, un stratège bien connu dans les cercles néo-démocrates, est entré au service de M. Singh jeudi dernier de façon intérimaire, sept mois après l’expulsion du député Erin Weir parce que le chef néo-démocrate voulait créer un environnement de travail sécuritaire pour les femmes.

M. Singh a également répété à plusieurs reprises au cours des derniers mois qu’il fallait «toujours croire les survivantes» d’agression ou de harcèlement sexuels.

Questionné à savoir si l’embauche de M. Balagus permettrait de créer un environnement de travail sécuritaire pour les employés du Nouveau Parti démocratique (NPD) à Ottawa, M. Singh a répondu qu’il avait démontré qu’il prenait «les plaintes au sérieux» de par les décisions qu’il a prises au cours des derniers mois.

Michael Balagus a été «prêté» par le NPD ontarien pour un maximum de deux mois, le temps que Jagmeet Singh trouve un chef de cabinet permanent. Au cours de sa carrière, il a travaillé pour deux premiers ministres néo-démocrates au Manitoba avant d’être embauché par Andrea Horwath.

L’ex-chef de cabinet de M. Singh, Willy Blomme, a démissionné au début du mois «pour des raisons personnelles».