Gestion de la «bourse bénévolat»: les conservateurs demandent une autre enquête

OTTAWA — Les conservateurs demandent à l’ombudsman de l’approvisionnement d’examiner l’octroi par le gouvernement Trudeau de plusieurs contrats à l’organisme «UNIS», sans appels d’offres.

Cet organisme jeunesse de Toronto administrera notamment l’important programme fédéral de 900 millions $ qui permettra à de jeunes Canadiens qui feront du bénévolat pendant la pandémie de COVID-19 d’obtenir une bourse d’études.

Ce contrat à fournisseur unique a soulevé des questions sur un potentiel conflit d’intérêts, car le premier ministre Justin Trudeau et son épouse, Sophie Grégoire Trudeau, ont tous deux des liens avec cet organisme sans but lucratif «UNIS» («WE», en anglais), fondé par les frères Kielburger. Les conservateurs font d’ailleurs référence à ces liens dans leur lettre adressée jeudi à l’ombudsman de l’approvisionnement, Alexander Jeglic.

Ils citent aussi cinq autres contrats à fournisseur unique octroyés par Ottawa au même organisme de bienfaisance. La valeur de ces autres contrats varie de 13 000 $ à 40 000 $ — donc pas assez pour faire l’objet d’un appel d’offres.

Lors de l’annonce du programme, il y a une semaine, le premier ministre Justin Trudeau avait expliqué que le gouvernement avait besoin d’un organisme déjà bien établi un peu partout au pays et prêt à oeuvrer rapidement. Il a assuré que la décision n’avait pas été prise par son cabinet mais par de hauts fonctionnaires.

Quelques jours plus tard, les conservateurs ont demandé à la vérificatrice générale, Karen Hogan, de se pencher sur cette décision de «sous-traiter» la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, ce qui, selon l’opposition, minerait la capacité du Parlement à surveiller le programme. Les conservateurs soulignent également les liens du premier ministre Justin Trudeau avec l’organisme choisi.

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