Gestion des cas de disparition à Toronto: l’examen prendra plus de temps

TORONTO — Un examen portant sur la manière dont la police de Toronto gère les cas de disparition durera plus longtemps que prévu en raison de l’ampleur de la tâche, a révélé la magistrate responsable de l’enquête.

La juge de la Cour d’appel de l’Ontario Gloria Epstein a informé la Commission des services policiers de Toronto qu’elle prévoyait maintenant terminer son mandat en avril 2020.

L’examen, qui devait être complété en 2019, ne se penchera pas sur l’enquête concernant Bruce McArthur, qui a été accusé de huit meurtres au premier degré, mais analysera comment la police a traité les cas de disparition liés à cette enquête.

En dépit du délai, Mme Epstein a réitéré son engagement par rapport à sa mission, soulignant qu’elle avait choisi de prendre sa retraite pour consacrer son temps et son énergie à ce «travail essentiel».

La magistrate, qui entrera officiellement en fonction au moment de sa retraite le 1er septembre, a révélé qu’elle avait l’intention d’organiser des consultations avec le public afin que ce dernier l’aide à façonner son approche.

Elle a ajouté qu’elle embaucherait un conseiller et mettrait sur pied un groupe consultatif pour s’assurer que toutes les voix seraient entendues et présentes dans le rapport final.

L’examen étudiera le travail de la police dans le dossier de Terry Richey, une jeune femme de 22 ans dont le corps a été retrouvé dans une cage d’escalier extérieure.

Des policiers avaient été dépêchés à la dernière adresse connue de Mme Richey un jour après que sa disparition eut été signalée en novembre 2017. C’est toutefois la mère de la disparue qui avait découvert sa dépouille après s’être rendue à Toronto.

En juin, deux policiers ont été accusés d’inconduite en vertu de la Loi sur les services policiers relativement à cette affaire.

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