Ghomeshi: le verdict met en lumière les problèmes du système, disent des experts

TORONTO – Des experts juridiques et des groupes de défense des droits des femmes affirment que le verdict rendu jeudi dans le procès de Jian Ghomeshi pour agressions sexuelles met en lumière tout ce qui ne fonctionne pas avec le système destiné à rendre justice dans de pareilles causes.

Ils affirment que le juge William Horkins n’avait pas vraiment d’autre choix que d’acquitter l’ancien animateur vedette de CBC sur tous les chefs d’accusation, puisque les témoignages des trois victimes alléguées ont été à toutes fins pratiques détruits en cour.

Le juge Horkins a déclaré que les souvenirs mouvants des plaignantes avaient fait germer en lui un doute raisonnable. Il a cité les contre-interrogatoires dévastateurs des trois femmes, qui avaient révélé de nombreuses incohérences et contradictions dans leur témoignage.

La professeure de droit Brenda Cossman, de l’Université de Toronto, a convenu que les témoignages de présumées victimes ont été très dommageables. L’avocate de M. Ghomeshi, Marie Henein, a tout simplement décimé les récits de chacune des femmes, a-t-elle déclaré.

Ce procès a toutefois mis en lumière l’énorme pression qui repose sur les épaules des victimes dans des affaires d’agression sexuelle. Elles doivent, selon Mme Cossman, atteindre des standards irréalistes lorsqu’il est question de faire la preuve de ce qu’elles avancent dans le système judiciaire actuel.

«Le dénouement n’est pas surprenant, mais je crois que le message qui est envoyé à toutes les femmes qui voudront porter plainte pour agression sexuelle est assez clair, a-t-elle tonné. S’il y a quoi que ce soit qui n’est pas parfait avec ton comportement avant, pendant ou après l’agression, ne prends même pas la peine de dénoncer ce qui t’es arrivé parce que ta crédibilité va être attaquée.»

L’ancien animateur de radio avait plaidé non coupable à quatre chefs d’agression sexuelle et à un chef d’étouffement afin de vaincre la résistance d’une personne dans ce procès qui impliquait trois femmes.

En contre-interrogatoire, Mme Henein avait dévoilé des courriels, photos et lettres manuscrites qui suggéraient que les plaignantes souhaitaient revoir M. Ghomeshi, et ce après les actes qu’elles lui reprochaient.

Bien que les déclarations erronées des plaignantes soient préoccupantes, la codirectrice du Centre for Feminist Legal Studies de Vancouver, Janine Benedet, se demande si une honnêteté complète aurait véritablement fait une différence.

«Il y a deux choses ici. Il y a l’information qui a été retenue ou qui a été livrée de manière mensongère et il y a la question de savoir si cette information était vraiment pertinente afin de déterminer si elles ont subi une agression sexuelle ou non.»

Tamar Witelson, de l’organisme Metrac qui lutte contre la violence faite aux femmes, soutient que le procès Ghomeshi a démontré de manière préoccupante le traitement qui est réservé aux femmes, en cour, lorsqu’elles disent avoir été victimes de violence sexuelle.

«Les plaignantes ont dû vivre une expérience qui a semblé être très difficile, a-t-elle souligné. Est-ce le prix à payer pour tenter d’obtenir justice? Est-ce que ça en vaut la peine?», s’est-elle interrogé.

Amanda Dale, de la Clinique commémorative Barbara Schlifer, croit que les défenseurs des droits verront le verdict comme une raison supplémentaire de se battre pour que des changements soient apportés au système judiciaire.

Malgré le déception suscitée par le verdict rendu jeudi, «il y a une impulsion qui s’est bâtie et qui ne va pas disparaître. Et je crois en fait que la colère et l’indignation vont pouvoir mener à des réformes».

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Ce ne sont aucunement des « experts »…

Ce sont des activistes féministes enragées.

Les « victimes » se sont toutes contredites et ont menti à la cour.

Pour ces névrosées, il suffirait qu’une femme se dise victime d’une « agression » pour que l’on cloue publiquement au pilori « l’agresseur » sans aucune forme de procès.

Je trouve plutôt que notre système est très efficace et qu’il prouve une fois de plus qu’il y a une justice et que les menteurs et les fraudeurs passent difficilement au travers.

Lise Thibault se dit également « victime » du système judiciaire…

Ce n’est pas facile de se faire une idée claire, elles n’ont pas tout dit et elles ont tenté de garder contact.

N’est-ce pas le cas lorsqu’un enfant est abusé par son parent, son entraîneur, etc.?

« N’est-ce pas le cas lorsqu’un enfant est abusé par son parent, son entraîneur, etc.? » (sic)

Mais on ne parle pas d’un enfant dans le cas présent mais D’ADULTES et leurs témoignages ont laissé de béantes brèches dans lesquelles s’est infiltrée la défense. J’en suis même à me demander sérieusement si les dites victimes n’étaient pas consentantes et leur dénonciation un prétexte pour tenter de se refaire une santé financière vu la popularité et le compte en banque de Ghomeshi.

La violence conjugale et les formes instigatrice d’agressions sexuelles sont comme un repas – et j’exclue ici le viol. Tu y gouttes ou on te fait y gouter une fois. Puis c’est à toi de ne pas retourner à ce « restaurant » si tu ne veux pas davantages en gouter. Cela ce nomme défendre et respecter son territoire AVANT que la situation ne devient plus grave. Tu avertis une et une seule fois l’agresseur. Et s’il recommence, tu rappels et tu manifeste très clairement et tu t’éloignes avec vigileance et véhémence. Si tu y retournes, et ce plusieurs autres fois, bien cela ne fait plus de toi une victime mais une complice.

Le système de justice n’est pas là pour secourir aux victimes, ni à les supporter/accompagner psychologiquement dans leurs démarches. C’est une mécanisme pour quiconque poursuit ou demande justice contre des faits, en devant prouver « hors de tout doute que l’accuser est coupable. ».

En d’autres mots, « Arranges toi donc pour ne pas être victime! » Parce que le fardeau de poursuivre en justice, c’est toi qui va l’avoir!

TOUTES FEMMES! Et dès le secondaire, devraient suivre des cours d’auto-défense. Cela devrait même être donné par les écoles sécondaires… mais c’a, j’ai l’impression qu’on préfère laissés celles-ci vulnérables et potentiellement … des victimes.