Google publiera des rapports sur les déplacements pour lutter contre la COVID-19

TORONTO — Google s’apprête à fouiller dans sa mine de données pour aider les politiciens et les responsables de la santé publique du Canada à juger du succès des mesures visant à mettre fin à la propagation de la COVID-19.

Le géant de la technologie a indiqué vendredi, dans une entrée de blogue, qu’il commencerait à publier des rapports de suivi sur la mobilité des populations pour des endroits précis au Canada.

La société compilera des données agrégées et anonymisées pour tracer les tendances des mouvements dans les espaces de vente au détail et de loisirs, les épiceries, les pharmacies, les parcs, les stations de transport en commun, les lieux de travail et les quartiers résidentiels.

Les rapports fréquents n’identifieront pas les appareils mobiles individuels, mais s’intéresseront aux fluctuations du nombre de visites dans chaque type d’espace, afin que les politiciens et les responsables de la santé publique puissent évaluer si le travail à domicile et les ordres de distanciation physique fonctionnent.

«Ces informations pourraient aider les responsables à comprendre les changements de tendances dans les déplacements essentiels, ce qui pourraient les amener à faire de nouvelles recommandations concernant les horaires d’ouverture ou les offres de services de livraison», ont déclaré la vice-présidente principale de la géolocalisation de Google, Jen Fitzpatrick, et la responsable de la santé de Google, Karen DeSalvo, dans leur entrée de blogue conjointe.

«De même, les visites répétées à des endroits clés du transport pourraient indiquer la nécessité d’ajouter des bus ou des trains supplémentaires afin de permettre aux personnes qui ont besoin de voyager de se disperser pour favoriser la distanciation sociale.»

Google rendra les rapports disponibles dans 131 pays. Au Canada, il offrira des données ventilées pour les provinces en plus des données nationales.

Dans la mesure du possible, Google fournira également des informations au niveau régional et tentera d’élargir le nombre de marchés pour lesquels il propose des données.

La société n’a pas indiqué à quelle fréquence les rapports seraient partagés, mais a précisé qu’ils montreront les tendances sur plusieurs semaines et incluront des chiffres basés sur des données compilées dans les périodes de 48 heures et 72 heures précédant leur publication.

Pour protéger la vie privée des personnes, Google s’engage à ce qu’aucune information personnellement identifiable, comme l’emplacement, les contacts ou les mouvements d’une personne, ne soit dévoilée à aucun moment.

Google appuiera ses rapports uniquement sur les données des utilisateurs qui ont choisi de partager leur historique de localisation, et ceux-ci auront la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment.

«Il s’agit d’une période sans précédent et nous continuerons d’évaluer ces rapports au fur et à mesure que les autorités publiques et des représentants de la société civile nous feront part de leurs commentaires», est-il précisé dans l’entrée de blogue.

«Nous espérons que ces informations contribueront à enrichir les informations sur la santé publique afin d’aider les populations à rester en bonne santé et en sécurité.»

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