Gouvernance scolaire: la Cour supérieure commence à entendre la contestation

MONTRÉAL — La Cour supérieure a commencé à entendre, mercredi, la contestation de la loi 40 sur la gouvernance scolaire par des commissions scolaires anglophones.

Celles-ci contestent des dispositions de la loi, arguant qu’elles enfreignent la protection des droits de la minorité anglophone au Québec, garantis par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

La loi 40 a notamment transformé les commissions scolaires francophones en centres de services scolaires. Elle a aussi aboli les élections scolaires dans les districts francophones et donné plus de pouvoirs aux comités de parents dans les centres de services scolaires.

Les élections scolaires ont toutefois été maintenues pour les anglophones.

L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, qui regroupe les neuf commissions scolaires anglophones, y voit une bataille importante pour la défense des droits des anglophones et le contrôle de leurs institutions.

Mercredi, un premier témoin, Stephen Burke, président de la commission scolaire Central Quebec, est venu décrire l’éducation dans le système anglophone qu’il a lui-même reçue et comment il percevait son rôle de défenseur des droits des anglophones dans une région majoritairement francophone. «Nos écoles sont le point d’appui de nos communautés», a-t-il déclaré en anglais.

Le second témoin, Mary Ellen Beaulieu, de la commission scolaire Eastern Shores à Baie-Comeau, a abondé dans le même sens. Elle a raconté avoir affaire à «des parents très engagés», qui s’occupent de spectacles, de campagnes de financement et d’autres activités.

Les deux ont dû admettre que plusieurs membres de leur conseil avaient toutefois été élus ou réélus sans opposition.

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