Grève à la CSQ: la FAE n’en est pas encore là, mais décidera bientôt

MONTRÉAL — Alors que les membres de la CSQ dans le milieu de l’éducation se sont dotés d’un mandat de cinq journées de grève, les enseignants de la FAE soupèsent encore leurs options.

En entrevue avec La Presse Canadienne mardi, le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette, a indiqué que rien n’est exclu, y compris une future consultation de ses membres sur un mandat de grève 

Toutefois, ce n’est que jeudi qu’une instance de la FAE décidera de la suite des choses, à savoir si les membres devront être consultés sur un éventuel mandat de grève.

«Je peux vous dire que tout est sur la table. Mais c’est clair qu’il va falloir que le gouvernement se bouge. Et on va l’aider à se bouger», a prévenu M. Mallette.

Lundi, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente non seulement des enseignants, mais aussi des professionnels de l’éducation et des employés de soutien scolaire, tant au primaire-secondaire qu’au collégial, a fait savoir que ceux-ci s’étaient prononcés à 73 % en faveur d’un mandat de cinq journées de grève, à être tenues au moment opportun.

M. Mallette rapporte le même mécontentement de ses membres que la CSQ face au peu de progrès aux tables de négociation avec Québec.

Il évoque un «blocage quasi systématique» aux tables de négociation, qu’il s’agisse de l’aménagement des tâches, de l’accès aux ressources, du respect de l’autonomie des enseignants et même des congés.

«Il y a une colère qui est exprimée» chez ses membres», rapporte-t-il. La FAE représente 49 000 enseignants des niveaux préscolaire, primaire, secondaire et à la formation professionnelle.

La CSQ représente 120 000 travailleurs dans le milieu de l’éducation, du préscolaire au collégial, non seulement des enseignants, mais aussi des professionnels et des employés de soutien.

Roberge optimiste

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est montré optimiste, malgré le vote de grève à la CSQ.

«Quand ça fait un an que des négociations durent, c’est normal que la tension monte. Juste avant de conclure, il y a une espèce de paroxysme», a-t-il commenté en conférence de presse à Québec. Il y a vu un classique de ces grandes négociations des secteurs public et parapublic.

«J’ai confiance que l’accélération des négociations va nous permettre d’arriver à une entente, sans que les mandats de grève soient exercés. Je suis moi aussi impatient que cette convention soit signée», a-t-il ajouté.

La FAE affirme pourtant avoir eu une soixantaine de rencontres aux tables de négociation et 12 rencontres en médiation. Le rapport de médiation a d’ailleurs été soumis le 12 janvier. Et M. Mallette le maintient: «on ne réussit pas à régler sur rien».

Laisser un commentaire