Grève au ministère des Relations internationales à compter de vendredi

MONTRÉAL – Une grève touchera le ministère des Relations internationales et de la Francophonie à compter de vendredi, et ce, pour une durée indéterminée.

Ce sont les professionnels du gouvernement qui débraieront ainsi, eux qui n’ont toujours pas réussi à s’entendre avec Québec quant au renouvellement de leur convention collective. Celle-ci est échue depuis le 31 mars 2015, soit depuis plus d’un an.

La grève des 150 professionnels de ce ministère touchera le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, à Québec, mais aussi les délégations du Québec à l’étranger, a fait savoir au cours d’une entrevue lundi Richard Perron, président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Les conseillers en affaires internationales, qui seront touchés, analysent les situations politiques, par exemple. Ils écrivent des rapports destinés aux décideurs politiques et à d’autres personnes intéressées, a expliqué M. Perron.

La grève n’affectera pas les Québécois qui se trouvent à l’étranger et qui auraient besoin d’assistance, par exemple, puisque ceux-ci doivent plutôt faire appel au consulat canadien. Mais elle pourrait toucher des entrepreneurs qui ont planifié une mission à l’étranger, par exemple, ou des artistes ou des gens du milieu éducatif qui ont besoin d’information particulière à ce chapitre, a avancé M. Perron.

Jusqu’ici, le Syndicat des professionnels avait organisé des grèves de soirs et de fins de semaine — un moyen auquel il a mis fin. M. Perron voit donc cette «grève ciblée», qui touchera un ministère, comme un moyen de pression plus intense.

«Maintenant, on passe à un autre moyen dans notre arsenal, c’est-à-dire les grèves ciblées. C’est un premier coup de semonce», a lancé M. Perron.

Après les Relations internationales, d’autres ministères pourraient être éventuellement touchés, a-t-il prévenu. «Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas d’autres ministères qui pourront éventuellement être ciblés dans un deuxième et dans un troisième temps, dépendamment de l’évolution, de la capacité du gouvernement de se rapprocher de ce qu’ont demandé nos membres», a répondu M. Perron.

Les négociations ont tout de même repris avec Québec depuis deux semaines, a-t-il noté.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement représente des analystes en informatique, des comptables, des conseillers aux affaires internationales, des agents de gestion financière, des inspecteurs, des spécialistes en analyse judiciaire, des biologistes, des chimistes, travaillant dans les différents ministères et organismes gouvernementaux.

Le SPGQ représente 24 000 membres, soit 17 000 dans la fonction publique, 4500 à Revenu Québec et 2500 dans la santé, dans l’enseignement supérieur et dans les sociétés d’État.

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J’ajouterai que le SPGQ regroupe aussi des professionnels à exercice exclusif membres des ordres professionnels sous l’Office des professions comme des arpenteurs-géomètres, agronomes, évaluateurs agréés, médecins vétérinaires, ingénieurs forestiers, psychologues, architectes, etc… qui sont actuellement non-reconnus par le Secrétariat du Conseil du Trésor car en déficit de rémunération de plus de 30% par rapport à leurs homologues du fédéral, municipal, des compagnies de services publics et du privé…