Grève chez ArcelorMittal: le ministre Boulet s’inquiète des répercussions économiques

Le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, s’inquiète des répercussions économiques de la grève des 2500 travailleurs d’ArcelorMittal qui a été déclenchée lundi soir.

Dans un message transmis mardi matin, le ministre du Travail affirme qu’une grève qui se prolongerait «aurait un impact important sur toute l’économie de la Côte-Nord et du Québec».

Ce sont 2500 travailleurs, membres du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, qui ont déclenché une grève, lundi soir, dès après leur dernier rejet des offres patronales globales. Ils les avaient déjà rejetées une première fois, après une entente de principe.

En entrevue mardi, Nicolas Lapierre, coordonnateur du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, note que l’ensemble des industries minières représente environ 30 % du PIB de la Côte-Nord.

«On est conscient de ça, qu’il y aurait un impact. En même temps, le momentum est là; le minerai est bon; il faut qu’on ait notre juste  part. Et là, ce n’est pas le cas», a-t-il répondu au ministre Boulet.

Ces syndiqués travaillent dans deux mines à Mont-Wright et Firelake, une usine de bouletage à Port-Cartier, le port et le chemin de fer, des bureaux à Port-Cartier et Fermont, de même qu’à la sécurité.

Revenez à la table

Le ministre Boulet invite les parties à revenir à la table de négociation, elles qui sont déjà accompagnées par les conciliateurs du ministère du Travail. 

Tant l’employeur que le syndicat se disent prêts à le faire.

Dans un communiqué, la direction d’ArcelorMittal s’est dite «disposée à retourner à la table de négociation à tout moment, dans l’objectif d’en venir à une entente négociée et raisonnable entre les deux parties».

Et M. Lapierre, du syndicat des Métallos, affirme de même. «On est prêt à négocier n’importe quand. Et l’employeur sait ce que ça prend» pour que les syndiqués acceptent cette fois les offres.

Il y avait d’abord eu une entente de principe avec les cinq sections locales du syndicat des Métallos, mais les membres l’avaient rejetée. L’employeur a donc bonifié son offre et l’a présentée comme une offre finale et globale, en insistant auprès du syndicat pour qu’il la présente de nouveau aux membres. Lundi soir, ceux-ci ont rejeté l’offre une deuxième fois, cette fois dans des proportions de 97 % à 99,6 %.

L’employeur réplique que «les conditions de travail des employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord comptent parmi les plus concurrentielles de l’industrie».

ArcelorMittal affirme aussi que l’entente de principe qui était intervenue entre les  parties, le 12 avril, «contenait déjà des propositions généreuses et respectueuses du travail accompli par l’ensemble des salariés». Mais les syndiqués l’ont rejetée.

Les principaux points en litige, selon M. Lapierre, portent sur les salaires, le régime de retraite, les assurances, les primes et un horaire «fly in fly out de 14/14» qui supposerait 14 journées de travail suivies de 14 journées de congé.

Le syndicat s’oppose à ce genre d’horaire, qui favorise l’exode des travailleurs hors de la Côte-Nord. Ceux-ci peuvent alors vivre à Montréal ou Québec et ne venir sur la Côte-Nord que pour y travailler durant 14 jours.. «Ça, ça ne passe pas», rapporte le représentant syndical.

Laisser un commentaire

Le ministre du Travail Jean Boulet s’inquiète des répercussions économiques de la grève chez ArcelorMittal. Par contre pour la réforme du projet de loi 59 en santé et sécurité au travail dénoncée par tous les syndicats du Québec il s’inquiète un peu moins…

Répondre