Grève de 110 travailleurs au Monastère d’Aylmer, du Groupe Chartwell

MONTRÉAL — Une centaine de travailleurs, principalement des préposés aux bénéficiaires, débraient depuis 10h, lundi, au Monastère d’Aylmer, en Outaouais — une résidence privée pour aînés du Groupe Chartwell.

Les 110 travailleurs sont membres du syndicat des Teamsters, affilié à la FTQ. Il s’agit de préposés aux bénéficiaires, mais aussi de préposés aux cuisines, à l’entretien, des infirmières et infirmières auxiliaires.

Il s’agit d’une grève générale illimitée, mais avec des services essentiels étendus. Les soins dispensés aux aînés ne seront pas touchés, seuls certains services le seront et de façon mineure, a indiqué en entrevue, lundi, Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques au syndicat des Teamsters.

Il précise que 99 pour cent des services seront ainsi assurés. «Ce qu’on fait, c’est qu’on débraie pendant les pauses, on débraie pendant les journées de congé, on débraie après le travail, mais pas pendant le travail, pour éviter justement que les résidants subissent des impacts négatifs.»

«Ça veut dire un petit débrayage, au début ou en fin de quart de travail de cinq minutes», a-t-il illustré.

Le principal point en litige est la question salariale. Ces préposés aux bénéficiaires gagnent en moyenne 14 $ l’heure et ils revendiquent la parité avec les autres travailleurs de la même chaîne de résidences privées pour aînés Chartwell.

«On parle d’une disparité qui peut aller jusqu’à 3 $ de l’heure avec les autres travailleurs du même groupe, le groupe Chartwell, dans d’autres établissements. On parle de travailleurs et travailleuses qui font 14 $ de l’heure et qui souhaitent rattraper cette disparité-là le plus rapidement possible, dans une optique d’un contrat de trois ans», a résumé M. Lacroix.

«On demande une augmentation de plus de 2 $ de l’heure pour la première année du contrat et, après, des augmentations qui représentent quelques pour cent par année, afin de commencer à rattraper les mêmes travailleurs, les mêmes corps de métier dans les autres établissements du Groupe Chartwell dans la région ici à Gatineau», a-t-il précisé.

La question des primes de soir, de nuit, ainsi que l’organisation du travail est aussi en jeu, a noté M. Lacroix.

Direction

Du côté de la direction de Chartwell, Marie-France Lemay, vice-présidente, services opérationnels, a répliqué que «la négociation de la convention collective avec le syndicat a pour objectif d’offrir une rémunération équitable, concurrentielle et qui reflète les aptitudes et les compétences de nos employés».

La direction s’est dite «confiante d’en arriver à une entente négociée. Il est important de souligner que pendant la grève, nous sommes toujours en mesure de bien servir nos résidants ainsi que leurs familles, et que nous continuons de maintenir les services essentiels en vertu de la loi».

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