Grève de la faim à Ottawa: les demandes des détenus exaucées

OTTAWA — Une grève de la faim s’est terminée jeudi dans une prison d’Ottawa, un peu plus d’un jour après que les détenus eurent commencé à protester contre les conditions qui se sont selon eux aggravées pendant la pandémie de COVID-19.

Dans la zone à sécurité maximale du centre de détention Ottawa-Carleton, Deepan Budlakoti rapporte que 13 détenus et lui ont obtenu l’assurance que leur nourriture s’améliorerait, tout comme l’accès à des articles sanitaires.

«On pense avoir fait du bon travail sur le plan des négociations et des discussions, affirme Deepan Budlakoti. La direction a été réceptive parce qu’ils comprennent que ce sont des choses qui auraient déjà dû être faites.»

Les détenus ont été informés que leurs repas ne leur seront plus servis encore congelés, et que du beurre d’arachide et du fromage Cracker Barrel seront fournis à ceux qui suivent les régimes halal et casher, précise M. Budlakoti, qui est détenu dans l’attente de son procès pour des accusations liées aux armes à feu,

Les prisonniers doivent également obtenir du savon liquide antibactérien et avoir accès à des livres et des magazines d’ici la fin du mois.

Ils ont cessé de manger mercredi matin et sont parvenus à un accord un peu plus de 24 heures plus tard.

Mais l’angoisse règne toujours dans l’établissement de détention, soutient M. Budlakoti.

Les agents correctionnels portent des couvre-visages, mais pas les détenus, note-t-il. Et tandis que certaines zones de la prison reçoivent un nettoyage professionnel, ce n’est pas le cas des cellules.

«On est tous préoccupés. C’est la COVID-19. On ne sait pas ce qui se passe vraiment parce qu’on n’est pas informés adéquatement, sauf par nos proches, a-t-il fait valoir. Ils ont enlevé les visites, ils ont enlevé toutes sortes de choses.»

Le ministère ontarien du Solliciteur général a confirmé la fin de la grève de la faim, sans fournir plus de détails.