Grève des enseignants en Nouvelle-Écosse: le gouvernement adopte la loi spéciale

HALIFAX – Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a adopté mardi une loi spéciale pour mettre fin à un conflit de travail de 16 mois impliquant les 9300 enseignants de la province.

La loi 75 a été adoptée par 33 voix contre 17. Les libéraux, qui sont majoritaires, ont unanimement donné leur appui a la mesure.

Cette nouvelle loi met fin à la grève du zèle menée par les enseignants de la Nouvelle-Écosse depuis le 5 décembre. Elle impose un contrat de travail de quatre ans qui prévoit une hausse salariale de trois pour cent.

Le texte approuvé par les élus intègre également plusieurs éléments qui faisaient partie des deux autres propositions d’entente rejetées par le syndicat des enseignants.

Le premier ministre de la province, Stephen McNeil, a affirmé que la loi 75 est une étape nécessaire en vue d’un retour à la normale dans les salles de classe.

Le leader de l’opposition conservatrice, Jamie Baillier, estime de son côté que le gouvernement n’a fait que s’assurer qu’une longue et coûteuse bataille judiciaire avec le syndicat ait lieu.

La semaine dernière, les enseignants avaient décrété une journée de grève générale pour protester contre la loi spéciale que tentait de leur imposer le gouvernement. C’était la première fois en 122 ans d’existence que le Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse avait recours à un tel moyen de pression, avait souligné sa présidente, Liette Doucet.