Grève partielle des enseignants de la CSQ au primaire et secondaire le 14 avril

MONTRÉAL — C’est maintenant au tour des enseignants du primaire et du secondaire de la CSQ d’annoncer qu’ils débraieront durant une partie de la journée, le 14 avril.

Le débrayage aura lieu de 00h01 à 9h30 seulement.

Ce sont ainsi 73 000 enseignants des secteurs francophone et anglophone, du préscolaire, du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle qui tiendront  leur première grève, mais sous forme partielle.

Pourquoi une grève de quelques heures seulement? «Notre objectif, c’est de nuire à l’administration scolaire, mais sans nuire aux élèves et créer le moins d’impact possible pour les élèves», a justifié Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement de la CSQ, en entrevue jeudi.

Puisque les cours commencent à des heures différentes, et aussi en formation professionnelle, un enseignant va se trouver à débrayer durant 90 minutes, en moyenne. «Pour certains, ce sera davantage, pour d’autres moins», a expliqué Mme Scalabrini.

Le mandat de grève sur lequel ces enseignants se sont déjà prononcés, en même temps que les autres membres de la CSQ dans tout le milieu de l’éducation, en est un de cinq jours de grève à être exercé au moment opportun.

«C’est une première. Il y aura d’autres journées à venir. On ira jusqu’à ces cinq jours-là, dans les prochaines semaines», prévient la dirigeante syndicale.

Déjà, le 30 mars, les 10 000 membres de la CSQ dans le milieu collégial avaient tenu leur première journée de grève. Cette fois, le débrayage touchait non seulement les enseignants, mais aussi les professionnels et les employés de soutien.

La CSQ représente la majorité des enseignants des niveaux primaire et secondaire au Québec; les autres sont syndiqués à la Fédération autonome de l’enseignement et ne sont pas touchés par ce débrayage.

La négociation

L’annonce du débrayage survient au lendemain du dépôt d’une nouvelle offre à l’ensemble des syndiqués du secteur public par la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

Québec a maintenu son offre de 5 % sur trois ans, mais avec une majoration possible de 1 % si l’inflation dépasse le seuil de 5 % et si la croissance prévue par le gouvernement se concrétise. Québec a aussi bonifié les montants forfaitaires qu’il propose pour l’ensemble du personnel.

Le conseil général de négociations de la CSQ doit se prononcer jeudi sur l’offre, mais la réponse ne fait guère de doute, puisque la centrale syndicale l’a déjà qualifiée de «nettement insuffisante».

Pour ce qui est des offres ayant trait aux conditions de travail des enseignants, Mme Scalabrini juge qu’il n’y a pas de progrès dans les négociations pour alléger leur tâche et leur apporter du soutien. «Il y a désertion de la profession», conclut-elle.

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