Gynécologie à Lachine: la demande d’injonction rejetée par la Cour supérieure

MONTRÉAL — La Cour supérieure du Québec a rejeté une demande d’injonction temporaire réclamée par les professionnels de la santé et les patientes de la clinique de gynécologie de Lachine du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) qui voulaient forcer l’hôpital à la maintenir ouverte.

L’avocate représentant les plaignants, Anamaria Natalia Manole, a confirmé l’information à La Presse canadienne en fin de journée mardi.

Il y a environ trois semaines, la direction du CUSM annonçait que la clinique, située à l’Hôpital de Lachine, fermerait et qu’à compter du 1er avril, les patientes devaient se trouver un gynécologue à l’Hôpital de LaSalle du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal (CIUSSS).

Le CUSM avait expliqué que la mission donnée à l’Hôpital de Lachine serait d’offrir dorénavant plus de soins pour les hommes alors que ceux pour les femmes seraient assurés par l’Hôpital de LaSalle.

Dans leur demande d’injonction, les plaignants plaidaient que la majorité des patientes de la clinique désapprouvent cette décision et que celles-ci s’inquiètent pour leur suivi de santé dans l’autre hôpital.

La juge Michèle Monast a toutefois statué qu’il ne s’agit pas de «motifs suffisants pour justifier l’émission d’une ordonnance d’injonction interlocutoire provisoire à ce stade».

«Le préjudice appréhendé n’a pas été démontré puisque selon la preuve prépondérante, différentes mesures ont été mises en place pour éviter un bris de service après la fermeture de la clinique de gynécologie de l’Hôpital de Lachine et assurer les transferts à l’Hôpital de LaSalle», a-t-elle ajouté dans sa décision.

Dans un courriel, Me Manole a souligné que malgré ce revers, les demandeurs avaient obtenu des gains.

«Nous avons obtenu, par la voie de cette action, des garanties sous la forme de déclarations sous serment de la part de l’administration du CUSM à l’effet que les dossiers de l’Hôpital de Lachine seraient transférés à l’Hôpital de LaSalle, qu’il n’y aurait pas de bris de service et que le CUSM s’engagerait également à examiner les mesures qui doivent être prises pour faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite à l’Hôpital de LaSalle», a-t-elle écrit.

«Ces garanties n’avaient pas été faites avant l’introduction de notre recours et nous espérons qu’elles seront appliquées.»