Hassan Diab a eu du mal à ravoir ses documents de citoyenneté

OTTAWA — Le professeur de sociologie canadien Hassan Diab a reçu une copie de son certificat de citoyenneté 15 mois après l’avoir demandé — et une semaine après avoir intenté un recours judiciaire.

L’universitaire d’Ottawa, originaire du Liban, a donc dû attendre pendant plus d’un an avant d’obtenir enfin du gouvernement fédéral, sans explication, une copie de remplacement. Cette lenteur l’avait incité à se tourner vers la Cour fédérale pour ravoir le document auquel il avait droit.

Son certificat de citoyenneté original avait été saisi lorsque la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l’avait arrêté en 2008 à la demande de Paris. Les autorités françaises le soupçonnaient d’avoir été impliqué dans l’«attentat de la rue Copernic» dirigé contre une synagogue parisienne en 1980.

M. Diab, qui a toujours clamé son innocence, avait alors été extradé en France, où il a passé trois années en prison.

Or, en janvier 2018, des juges d’instruction ont rendu un non-lieu en faveur d’Hassan Diab et ont ordonné sa libération immédiate. Par contre, son certificat de citoyenneté ne lui avait pas été restitué par les autorités canadiennes.

Son avocate, Ayesha Kumararatne, s’est dite satisfaite qu’Ottawa ait enfin pris la bonne décision en délivrant un nouveau certificat, mais déçue qu’il ait fallu un recours devant les tribunaux pour ravoir le précieux document.