Hausse «sans précédent» des ventes de timbres

MONTRÉAL — Les Canadiens sont si nombreux à expédier des cartes de vœux à leurs proches qu’ils ne verront pas en personne cette année qu’acheter des timbres peut être une épopée et même donner lieu à des situations inhabituelles.

«On n’a plus de livrets, mais on a fait ce qu’il faut», rigole au bout du fil l’employé d’une pharmacie Pharmaprix située sur la rue Saint-Denis dans le quartier Villeray, à Montréal.

Des rouleaux de timbres permanents ont été découpés. «On est tous dans la même affaire», résume-t-il.

Non loin de là, une pharmacie Jean Coutu située près du métro Fabre a également trouvé une solution créative pour répondre à la demande.

«On m’a dit: « Est-ce que ça vous dérange que je vous donne des timbres de Hanouka? »», raconte Laura Pelletier, une cliente qui s’y est rendue dans les derniers jours pour envoyer ses cartes de Noël.

«Un timbre ou un autre c’est la même chose», s’est dit Mme Pelletier qui a vite soupçonné un début de pénurie.

Joint au téléphone, un commis d’une pharmacie du Plateau-Mont-Royal suggérait mardi après-midi de se présenter à la caisse étant donné qu’il y a «une longue file pour les timbres» au comptoir postal.

En fait, le scénario est semblable ailleurs à l’échelle du pays. Les comptoirs postaux connaissent «une hausse sans précédent des ventes de timbres et de fournitures et services d’expédition», confirme Postes Canada.

«Des commandes ont été passées et expédiées pour réapprovisionner les stocks et arriveront dès que possible dans les comptoirs postaux de partout au pays», a ajouté sa porte-parole Valérie Chartrand.

La Presse Canadienne a demandé à Postes Canada la quantité de timbres qui ont été vendus au cours des dernières semaines par rapport à la même période l’an dernier, mais la société de la couronne n’avait pas répondu à la demande au moment de publier.

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