Héma-Québec à Montréal: une grève d’un jour des infirmières a éclaté mercredi

MONTRÉAL — Une grève d’une journée touche ce mercredi le siège social d’Héma-Québec ainsi que ses centres permanents de prélèvements et ses collectes mobiles de la grande région de Montréal.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) précise que ce sont 132 infirmières, infirmières auxiliaires, conseillères et techniciennes membres du Syndicat du personnel infirmier d’Héma-Québec (SPI-CSQ) qui sont en grève.

Le syndicat affirme que le moyen de pression touche les centres fixes de collecte de sang Globule situés au Quartier Dix 30 de Brossard, à Kirkland, au Centre Laval et à la Place Versailles, à Montréal. 

Les collectes mobiles situées au Carrefour du Nord de Saint-Jérôme, au centre communautaire de Saint-Lazare, à l’église de Saint-Jovite, au Carrefour Richelieu, aux Promenades St-Bruno et à l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, à Saint-Hilaire, sont également affectées, selon le syndicat.

Héma-Québec a fait savoir en milieu de matinée que toutes les collectes de sang prévues étaient maintenues, partout au Québec, en vertu de la fourniture des services essentiels.

L’agence rappelle qu’il faut 1000 dons par jour pour répondre aux besoins des centres  hospitaliers.

Les syndiqués reprochent à l’employeur un manque d’ouverture à la table de négociation et la progression trop lente des discussions. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2019. Un conciliateur a été nommé en janvier dernier, mais le syndicat déplore que les négociations aient peu progressé.

Parmi les principaux points en litige figure la question des salaires. Le syndicat affirme que les infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec accusent un important retard salarial comparativement à leurs collègues du réseau public de santé et de services sociaux. Elles demandent donc la parité salariale avec le secteur public.

Les autres sujets en discussion portent notamment sur le temps supplémentaire obligatoire, la stabilité des horaires, l’accessibilité aux congés et le manque de personnel.

La présidente du SPI-CSQ, Nancy Landry, croit que les conditions de travail doivent être améliorées pour éviter qu’il devienne difficile de retenir et d’attirer le personnel infirmier à Héma-Québec.

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