Husky est accusée pour le déversement de 2016 dans la rivière Saskatchewan Nord

CALGARY — Des accusations de la Saskatchewan et des autorités fédérales seront déposées contre Husky Energy pour le déversement d’un de ses oléoducs dans la rivière Saskatchewan Nord en juillet 2016.

La société devra comparaître jeudi devant une cour provinciale à Lloydminster, en Saskatchewan, pour répondre à une accusation d’avoir permis illégalement de déverser une substance qui a eu un impact environnemental préjudiciable, ce qui contrevient à la Loi sur la gestion et la protection environnementale, a indiqué lundi le gouvernement saskatchewanais.

L’entreprise doit aussi faire l’objet de huit accusations en vertu de trois sections de la Loi fédérale sur les pêches et une accusation en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs relative au déversement de «substances dangereuses» dans des eaux fréquentées par les poissons et les oiseaux, a annoncé lundi soir le ministère fédéral de l’Environnement et du Changement climatique.

Le ministère fédéral a indiqué que les accusations étaient le fruit d’une enquête conjointe fédéral-provincial de 19 mois.

L’entreprise de Calgary pourrait être forcée de verser une pénalité maximale d’un million de dollars pour l’accusation déposée par la Saskatchewan. Un porte-parole du ministère fédéral n’avait pas répondu dans l’immédiat à une question sur les possibles pénalités fédérales.

Dans un courriel transmis lundi, le porte-parole de Husky, Mel Duvall, a rappelé que l’entreprise avait fondamentalement accepté, dès le début, sa pleine responsabilité dans l’incident.

Il a ajouté que Husky examinerait les détails des accusations avant de révéler comment elle allait plaider.

Les accusations découlent du déversement de 225 000 litres de pétrole brut en raison d’une fuite dans un de ses oléoducs près de Maidstone, dans le centre-ouest de la Saskatchewan.

Environ 40 pour cent du brut déversé s’est rendu jusqu’au cours d’eau, ce qui a forcé les communautés avoisinantes à se priver d’une de leurs principales sources d’eau potable pendant près de deux mois.

Husky a obtenu l’autorisation de remettre en marche la canalisation en octobre, à la suite de tests et d’inspection de ses réparations. Une enquête de l’entreprise a conclu que la rupture de l’oléoduc avait été causée par des mouvements du sol.

 

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:HSE)