Husky obtient la permission de commencer à réparer son pipeline en Saskatchewan

CALGARY — Husky Energy a indiqué vendredi avoir obtenu la permission de réparer et remplacer une section de pipeline à l’origine d’un déversement de 225 000 litres de pétrole brut en Saskatchewan il y a un peu plus d’un an.

Le chef de la direction de l’entreprise, Robert Peabody, a affirmé vendredi, lors d’une conférence téléphonique pour discuter des plus récents résultats de Husky, que les leçons tirées de l’incident seraient intégrées aux réparations.

En attendant les réparations et le feu vert du gouvernement pour la reprise des activités de la canalisation, Husky a fait appel à des camions pour transporter le brut jusqu’à ses installations de Lloydminster, sur la frontière de l’Alberta et de la Saskatchewan.

L’entreprise dit avoir l’intention de faire usage de plus de matériel de surveillance pour mesurer les mouvements du sol et d’ajouter des tuyaux d’acier plus épais et de meilleure qualité à la section du pipeline qui s’est rompue près de la rivière Saskatchewan Nord.

Husky (TSX:HSE) a été critiquée pour sa réaction à la fuite, que certains ont jugé trop lente.

La société a pris connaissance d’anomalies dans la pression à compter de 20 h 00 le 20 juillet 2016, mais elle n’a pas commencé à interrompre le transport du pipeline avant 6 h 00 le lendemain.

M. Peabody a indiqué que plusieurs variables, incluant la température, la pression et l’écoulement dans le pipeline avaient compliqué la tâche des systèmes de détection de fuite normaux. «Le problème n’est pas attribuable à l’échec des systèmes, a-t-il indiqué. Seulement, le système n’a pas transmis de message sans ambiguïté.»

L’enquête de Husky a conclu que la rupture du pipeline avait été causée par des mouvements du sol. La société a dit accepter la pleine responsabilité de l’incident et compte utiliser ce qu’il lui a enseigné pour améliorer ses activités.

Le ministère de la Justice de la Saskatchewan a récemment indiqué qu’il étudiait toujours le dossier de Husky afin de déterminer si des accusations devaient être portées.

Les discussions sur la fuite ont eu lieu dans la foulée de la divulgation des résultats trimestriels de Husky. Cette dernière a fait état d’une perte de 93 millions $ pour son deuxième trimestre, et d’un bénéfice ajusté de 10 millions $. Cela était bien en deçà des attentes des analystes, qui visaient plutôt un bénéfice ajusté de 80 millions $, selon les données de Thomson Reuters.

Ces résultats étaient néanmoins meilleurs que ceux de la même période l’an dernier. Husky avait alors affiché une perte nette de 196 millions $ et une perte ajustée de 91 millions $.