Il ne faut pas traiter la Chine comme un adversaire, selon Stephen McNeil

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a dit croire qu’il était plus judicieux de développer des liens économiques et culturels avec la Chine plutôt que de traiter le pays comme un adversaire.

Stephen McNeil est récemment revenu de son huitième voyage en Chine depuis 2013 et a été questionné jeudi sur les propos tenus la semaine dernière par Peter Van Praagh, président du Forum sur la sécurité internationale de Halifax, qui a décrit la superpuissance asiatique comme un adversaire et un concurrent stratégique.

M. Van Praagh a déclaré que la Chine ne partageait pas la même vision du monde que des pays comme le Canada et les États-Unis, et s’est demandé ce que ces pays étaient prêts à renier en termes de valeurs afin de faire des affaires en Chine.

Mais M. McNeil dit ne pas croire qu’isoler des pays qui ne sont pas des démocraties permettra d’insuffler des changements.

Il dit soutenir l’approche du gouvernement fédéral en Chine, notant qu’il a fait partie d’une délégation ayant fait part de ses préoccupations concernant le maintien en détention des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor lors de sa récente visite.

La semaine dernière, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, a affirmé que les relations bilatérales avec la Chine étaient marquées par des défis de taille, mais qu’il y avait une coopération en ce qui concerne les aspects du commerce. Il a ajouté que les deux pays devaient travailler ensemble pour trouver des solutions.

Les relations sino-canadiennes sont en grande partie restées tendues depuis la détention de MM. Kovrig et Spavor en décembre dernier, en représailles apparentes de l’arrestation de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver à la suite d’une demande d’extradition émanant des États-Unis.