Immigration: l’IRIS juge «irréfléchi» le plan du gouvernement Legault

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) a publié une étude mercredi dans laquelle il conclut que les immigrants s’intègrent mieux au Québec que ne le prétend le gouvernement caquiste.

MONTRÉAL — Un groupe de réflexion québécois estime que le plan du gouvernement Legault visant à réduire les seuils d’immigration est «irréfléchi» et n’atteindra pas l’objectif qu’il s’était fixé: mieux intégrer les immigrants.

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) a publié une étude mercredi dans laquelle il conclut que les immigrants s’intègrent mieux au Québec que ne le prétend le gouvernement caquiste.

L’auteure Julia Posca souligne que le taux d’emploi chez les nouveaux arrivants a augmenté constamment au cours des dix dernières années. De plus, près de 60 pour cent des immigrants parlent déjà le français en arrivant au Québec, mentionne-t-elle.

Bien que le taux d’emploi des immigrants de 79 pour cent soit toujours inférieur à celui des Québécois nés au Canada — 87 pour cent —, Mme Posca soutient que l’écart est attribuable en partie à la manière dont la province reconnaît l’expérience de travail et l’éducation des nouveaux arrivants, ainsi qu’à de la discrimination.

«Ce sont des problèmes réels auxquels les immigrants sont confrontés et qui entravent leur pleine intégration et le projet de loi ne propose rien pour contrer ces problèmes», a-t-elle fait valoir.

Évoquant l’enjeu du vieillissement de la population, l’IRIS prône plutôt un maintien des seuils d’immigration, fixés à 50 000 immigrants par année. Le gouvernement Legault veut réduire à 40 000 le nombre d’immigrants accueillis au Québec cette année.

Le premier ministre François Legault a affirmé mercredi aux journalistes à Québec que les changements privilégiés par son gouvernement s’imposaient pour répondre aux besoins de main-d’œuvre et garantir une bonne compréhension du français par les nouveaux arrivants.

Le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a présenté son projet de loi 9 en février. Cette pièce législative établit le cadre juridique qui permettrait de réorganiser le système de sélection des nouveaux arrivants au Québec, pour le rendre notamment plus sélectif.

M. Jolin-Barrette croit qu’avec cette nouvelle approche, les nouveaux arrivants répondront mieux aux besoins du marché du travail, parleront davantage français et respecteront les valeurs québécoises.

Un porte-parole du ministre a indiqué que le gouvernement Legault avait reçu un mandat clair en ce sens de la population lors des élections du 1er octobre.

Mais le projet de loi a aussi été largement critiqué depuis sa présentation. Une récente décision en justice a obligé le gouvernement à reprendre le traitement des demandes d’immigration en suspens qu’il avait abandonnées.

Le porte-parole de M. Jolin-Barrette a fait valoir par courriel que le taux d’emploi des nouveaux arrivants demeurait un problème.

Le porte-parole a souligné que le projet de loi vise un meilleur arrimage entre les besoins du marché du travail et les candidats à l’immigration, et un parcours permettant un meilleur suivi individualisé, tant au niveau de la francisation que de l’intégration.

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25 commentaires
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mon commentaire sera très simple les caquistes se prennent-ils pour les champions en tout genre de l’espoir de l’humanité et devraient se rappeler leurs propres origines voir aussi leurs relants un peu extrèmistes ……

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L’iris devrait savoir que l’immigration ne contribut pas au rajeunissement de la population. Les jeunes immigrants font venir leurs parents, encouragés par la politique de regroupement des familles. L’effet sur le vieillissement de la population est nul.

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@ Marcel Landry : Tout à fait, vous avez raison, les statistiques le démontrent.
De plus, on ne dit pas dans les 40% d’immigrants qui ne parlent pas français à leur arrivée, combien d’entre eux apprennent le français dans un laps de temps assez court (1 à 3 ans), et dans quelle(s) ville(s) ils s’installent. Si c’est à Montréal, il y a peu de chances que le français soit leur premier choix, et si ça continue, avec le ¨franglais¨ des radios privées, il en sera de même de Québec dans un avenir pas si lointain

Tous les Québécois en région sont pour ce projet de loi qui aurait dû être passé il y a belle lurette. Il a fait élire le présent GOUVERNEMENT… Point à la ligne

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« Tous les Québécois en région… ».

Tiens, ça me fait penser au temps de Duplessis qui était, lui également, élu par le Québec profond.

J’ai coordonné pendant trois ans un projet d’insertion en emploi, entre 2010 et 2013, et les trois constats – expérience, éducation et discrimination, mis de l’avant par Mme Posca sont conformes à l’analyse faite par notre équipe. Je souhaite vraiment que le gouvernement de la CAQ améliore l’analyse des dossiers et qu’il soutienne mieux ce que les fonctionnaires dénomment: mise à niveau et accueil un situ des nouveaux arrivants dans leur premier lieu d’emploi.

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Les Caquistes sont vraiment champions de l’improvisation et l’électeur caquiste est vraiment champion du « je n’ai aucune capacité de discernement quand vient le temps de voter » !

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M. Sébastien B.
Votre façon de penser est quelque peu enfantine. Un nouveau parti qui prend le pouvoir pour le première fois est bien malgré lui obligé d’improviser malgré toutes ses connaissances théoriques du pouvoir. C’est comme plonger dans la piscine la première fois de sa vie malgré un cours théorique de natation.
Et quand vous dites : ¨et l’électeur caquiste est vraiment champion du « je n’ai aucune capacité de discernement quand vient le temps de voter » ¨, c’est drôle que ce même peuple, quand il vote ¨libéral¨, il a alors tout le discernement nécessaire. Faudrait vous brancher monsieur.

D’une part plusieurs (les fédéralistes) crient au racisme systémique, conséquemment que les immigrants ne peuvent s’intégrer. D’autre part, on critique les autres qui souhaitent de nouvelles règles afin de favoriser une meilleure intégration de ces nouveaux arrivants. Peut-on laisser agir le gouvernement Legault, lui permettre d’essayer de nouvelles façons, quitte à s’ajuster et à bonifier la loi par la suite ? Personne n’a avantage à ce que les nouveaux arrivants ne s’intègrent pas. Ce nouveau gouvernement n’est quand même pas de mauvaise foi.

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Un principe de prudence doit s’exercer ici . Le contenu de cette
analyse comporte – t- il une empreinte idéologique et politique ?
On les dit à gauche et proche de QS : c’est légitime , mais cela
teinte-il la couleur de leur analyse ? Moi, je suis d’accord
avec le gouvernement élu majoritairement dans les règles de
notre système électoral actuel . On dirait que tout ce qui sort
dans les médias montréalais est systématiquement contre
le gouvernement actuel . Calmez-vous , celui-ci n’est là
que depuis 6mois !

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Vous auriez pu ajouter, pour le bénéfice de certains de vos lecteurs, que l’IRIS est un think-tank très à gauche, proche des syndicats, de QS. Et de l’Actualité ?? Du moins, si l’on se fie à la liste de plusieurs de vos collaborateurs….

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Une réorganisation projetée du système de sélection des immigrants, ne nous donne jusqu’à présent aucune indication quant à la nature des réformes que souhaite engager le gouvernement. Seulement des intentions. Il est plutôt difficile sur cette base d’évaluer quel quota d’immigrants est le plus adéquat pour parer à l’ensemble des besoins du Québec à long terme. D’autant que tous les immigrants se placent dans diverses catégories qui répondent à des impératifs d’accueil différents.

Le travail sur l’intégration est un « vieux débat » qui nécessite une intégration horizontale au « marché du travail ». En d’autres termes, il faut choisir une approche d’intégration globale aux emplois, laquelle implique de la même façon les Québécoises et les Québécois de toutes régions, les autochtones et les immigrants.

S’il faut choisir un mot pour définir cela c’est : la flexibilité.

À l’offre d’emploi doit s’arrimer une offre adéquate en matière d’hébergement où que ce soit, l’alternance de travail et de formation pour permettre à tous d’acquérir les habiletés nécessaires pour s’acquitter des obligations contractées, la connaissance de la langue doit être considérée comme des habiletés professionnelles de la même façon.

Aussi longtemps qu’on ne placera pas tout le monde avec des chances égales d’obtenir un bon emploi, il y aura toujours ce genre de frictions. — De ce que j’observe, le gouvernement actuel n’apporte en la matière rien de nouveau qui fasse vraiment partie de la solution.

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M. Drouginsky;
je ne sais pas si vous partagez mon point de vue, mais je crois sincèrement que les grandes villes (Montréal, Québec, Sherbrooke, etc) recèlent en leur sein un poison irrésistible face aux régions. Ces grandes villes ont une capacité d’attraction si puissant qui fait en sorte que les régions ne peuvent rivaliser. J’en veux comme exemple la ville de Sept-Îles sur la côte nord.
Au début des années 60, cette ville (et quelques autres de la région) ont connu une croissance comparée aux champignons, c’est-à-dire, rapide… très rapide. Il y avait alors une diversité de travailleurs de toutes origines, français, italiens, portugais, asiates, sud américains, etc.
Mais, malheureusement, quand le ¨pic¨ de la croissance fut atteint et que les choses ont commencé à se stabiliser, la plupart de ces ¨ethnies¨, à part quelques exceptions, ont vite refait leurs valises pour s’en retourner vers les grands centres. J’ai vu ça car j’y étais.
Donc, le problème n’est pas de les envoyer dans les régions avec la promesse d’un très bon emploi, c’est de les y maintenir…, mais avec quoi ??? Toutes ces régions ne peuvent avoir des ¨Galeries de la Capitale, DisneyLand , Grand Théatre où des Nordiques¨ dans leur cour.
L’appel de la nature, de l’air pur, des ¨vastitudes¨ ne semblent pas être suffisants. Dommage pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils manquent.

C. d’Anjou,

La question de la rétention des migrants est fondamentale. L’attraction des villes est un phénomène mondial qui probablement devrait se poursuivre tout au long de ce siècle, mais il y a place pour des villes plus petites. Encore faudrait-il avoir une politique d’urbanisme originale. Ce qui n’est pour le moment pas le cas avec l’étalement urbain.

Pour moi, l’une des solutions pour permettre aux gens de rester ou de revenir en région, c’est la diversification de l’économie. Encore, il faudrait aménager le temps à fin de permettre aux gens plus de mobilité, ce qui veut dire aussi plus de périodes de congés. Ainsi, idéalement bien sûr… il serait possible de profiter du meilleur des deux mondes : les attraits de la ville ; la beauté, les « vastitudes » et la tranquillité du paysage.

En tant que citadin, le ne connais pas la Côte-Nord et je suis persuadé que je manque quelques choses.

« Bien que le taux d’emploi des immigrants de 79 pour cent soit toujours inférieur à celui des Québécois nés au Canada — 87 pour cent — »
C’est un écart énorme que l’auteure banalise ici.
L’Institut Fraser avait déjà évalué le cout de cet écart à 35 milliards pour la seule année 2014, soit l’écart entre ce que paient les immigrants en taxes et impots et qu’ils recoivent en transferts des gouvernements. Au Québec, l’écart est encore plus important parce que nos programmes sociaux sont les plus généreux du continent. Si on tient compte de tout ça, c’est 10 milliards par année que coute peut-être l’immigration au Québec présentement?
J’aimerais bien que M. Fortin nous donne son opinion sur le sujet.

https://www.fraserinstitute.org/studies/immigration-and-the-welfare-state-revisited-fiscal-transfers-to-immigrants-in-canada-in-2014
. We found that the annual net fiscal transfer to recent immigrants is significantly lower at $5,329 per capita than the $6,000 we had found in our previous analysis. However, because the number of immigrants receiving this transfer has increased substantially, the total fiscal burden has risen from $16 to $24 billion in 2005, to $20 to $28 billion in 2010, to $27 to $35 billion in 2014.

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@ jack2,

Vous gagneriez probablement à lire un peu plus attentivement le texte que vous nous soumettez. Puisque les chiffres avancés par l’Institut Fraser ne prennent en considération que les écarts entre ce que payent les canadiens en taxes et ce qu’ils reçoivent en contrepartie comme services.

L’institut Fraser part du principe que les immigrants payent moins d’impôts (en particulier la première année) en sorte que le manque à gagner doit être contrebalancé par plus d’impôts pour les contribuables.

Sauf qu’on pourrait aussi dire la même chose pour tous les Canadiens qui gagnent des salaires de misère, les BS, les retraités, les autochtones, etc… qui tous ne payent pas pour le montant des services qu’ils reçoivent.

L’Institut Fraser calcule un montant de transfert per-capita par immigrants qui est plutôt difficile à évaluer par rapport à l’ensemble des paiements de transferts faits au provinces, lorsque le fédéral ne fait pas ce genre de distinctions.

L’ensemble des transferts fédéraux au Québec est actuellement per-capita de 2469$, je ne comprends pas comment il serait de près de 6000$ dollars spécifiquement pour les immigrants. Et comment on arriverait à des chiffres astronomiques de près de 35 milliards de dollars par ans de manque à gagner sur les seuls migrants, pour le simple fait qu’une personne ne serait pas née au Canada. — Avez-vous une idée de la méthodologie ?

De plus les paiements de transferts au Québec sont actuellement plus généreux pour nous, puisque le calcul de la péréquation nous avantage.

Comme nous n’avons pas la feuille de calcul de l’Institut il est difficile de valider ce genre d’évaluations.

Quoiqu’il en soit, Si le nombre d’immigrants baisse de 20% au Québec, les paiements de transfert per-capita devraient également baisser en proportion.

Ainsi, le Québec va devoir dépenser plus pour assurer les mêmes services ou de meilleurs services aux migrants. Quand, pour prendre un exemple, vous avez un cours de francisation, si le nombre d’élèves est de 8 par classe au lieu de 10, le coût des cours reste exactement le même. Si en plus les cours sont donnés directement en région sur les lieux de travail comme le prévoyait initialement la CAQ, le coût des cours va être décuplé. Malgré 20% d’émigrants en moins, la facture pour les contribuables québécois n’en deviendra alors que plus salée. D’autant que le fédéral contribuera moins.

Finalement le taux d’emploi n’est pas garant d’un niveau supérieur de rémunération. C’est en partie cette réalité qui justifie depuis déjà quelques éons d’une stagnation générale de la productivité.

@SD
$5,329 X 7 millions d’immigrants donnent une facture de 35 milliards

Pour le Québec, $5,329 X 1,2 million d’immigrants ca donne plus de 6 milliards. Mais au Québec les immigrants gagnent moins que les immigrants du ROC et les programmes sont beaucoup plus généreux (CPE, congés de paternité et maternité, CEGEP gratos, université à 2,500$, etc). Donc la facture doit certainement dépasser les 7 milliards. Or, on continue à nous faire accroire que l’immigration nous enrichit et qu’on doit en accueillir plus!!!

@ jack2,

Si je me fie aux données publiées par Statistique Canada, je peux constater que le revenu des immigrants varie beaucoup selon l’année d’admission et la catégorie d’admission. D’une manière générale les revenus les plus bas se trouvent parmi les réfugiés. Les immigrants économiques ont vu leurs revenus croitre plus vite en moyenne ces dernières années. Ils contribuent par leurs impôts et leurs taxes au même niveau que la moyenne des Canadiens.

Il est exact que les immigrants du Québec sont moins bien rémunérés que la moyenne canadienne. Néanmoins le ROC, n’est pas monolithique, ce sont les Provinces de l’atlantique qui ferment la marche.

L’Institut Fraser, ne préconise pas une baisse de l’immigration, mais plutôt des critères de sélection des immigrants économiques qui favorisent une meilleure intégration au marché du travail. Encore faut-il que l’économie puisse soutenir ce flux de nouveaux arrivants à valeur ajoutée.

Si on regarde les chiffres de l’emploi, notamment au Québec, c’est encore le « cheap labor » qui se tire la part du lion. Des salaires à 35$00/h pour tous, c’est peut-être le rêve de monsieur Legault, si ce n’est que les PME du Québec ne peuvent offrir ce type d’émoluments à tout le monde.

Alors le problème, ce n’est pas l’immigration spécifiquement, c’est plutôt le niveau de productivité insuffisant des entreprises au Canada, productivité faible à laquelle le Québec ne fait pour le moment pas particulièrement exception.

« Limiter l’afflux de personnes immigrantes dans un contexte de vieillissement de la population apparaît en ce sens comme une décision irréfléchie, d’autant plus que cela aura pour effet de diminuer le poids démographique du Québec dans le Canada. » (Julia Posca, Le Québec doit-il accueillir moins de personnes immigrantes ?)

Quand il s’agit du seuil d’immigration, je préfère me fier aux démographes plutôt qu’à une sociologue. Dans son blogue du JdeM, Guillaume Marois a analysé les intentions caquistes et il conclut qu’une immigration à 40 000 ou à 50 000 ne changera rien.

En ce sens, il contredit Julia Posca sur « une décision irréfléchie ». Concernant le vieillissement de la population, il écrit:
Ensuite, concernant le vieillissement démographique, l’effet de cette diminution serait à peine perceptible numériquement parlant. […]

Cette proportion [de la population âgée de 65 ans et plus] est de 18,1% en 2016. Selon le scénario à 50 000 immigrants (…), elle atteindrait 26,9% en 2036. Si les seuils sont réduits à 40 000, la proportion serait à peine plus élevée, soit 27,3% (…). Bref, en supposant des niveaux réalistes, l’immigration n’a à peu près aucun effet sur la structure par âge. C’est une donnée pourtant bien connue chez les démographes, mais dont les politiciens sont généralement imperméables. […]

À 40 000 immigrants/an, la croissance de la taille de la population serait par contre un peu réduite, mais elle serait quand même suffisante pour éviter le déclin de la population, du moins pour les deux prochaines décennies. […]

Si l’on s’inquiète du poids du Québec dans le Canada, cet écart est cependant insignifiant compte tenu de la taille de la population canadienne (bientôt 40 millions d’habitants). Le poids du Québec n’en serait affecté que par quelques dixièmes de pourcentage. […]

Les arguments économiques ne peuvent empiriquement pas être évoqués dans la décision des seuils d’immigrants, tant pour justifier un déclin qu’une augmentation.

En somme, j’inviterais tous ceux qui s’imaginent l’hécatombe à respirer un bon coup et à modérer ses émotions. Cette décision de légèrement réduire les seuils ne changera à peu près rien. »
https://www.journaldemontreal.com/2018/12/10/40-000-immigrants-plutot-que-50-000-quest-ce-que-ca-change

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Je ne comprends pas qu’il y ait environ un million de chômeurs au Canada, dont autour de 230 000, au Québec et que l’on vienne nous dire qu’il manque 400 000 personnes pour combler les besoins de main-d’œuvre au Canada.
Pourquoi tant de personnes s’offusquent du fait que la CAQ réduise l’entrée d’immigrants de 50 000 à 40 000 ? Je ne suis pas contre l’entrée d’immigrants au Canada, mais ne serait-il pas préférable que nos gouvernements, tant fédéral que provinciaux, instaurent des programmes de formation pour encourager la plupart des chômeurs à combler les besoins dans les divers secteurs d’activité au pays ? On ne me fera pas croire que tous les immigrants qui arrivent au pays sont nécessairement tous préalablement formés pour occuper immédiatement des emplois dans tous les secteurs en demande. Beaucoup d’immigrants doivent également recevoir une formation pour occuper certains emplois. Alors, pourquoi ne pas favoriser nos chômeurs en premier lieu plutôt que de les abandonner à leur sort ?
Par ailleurs, j’estime que les divers secteurs de l’activité économique devraient se concerter avec les institutions d’enseignement pour pouvoir planifier les besoins en formation en main-d’œuvre dans divers domaines, au moins à court et moyen terme.

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Il serait important d’évaluer la rétention des immigrants, c’est à-dire quelle proprtion reste au Québec et laquelle quitte pour une autre province ou ailleurs. Les seuils sont importants mais ne révèlent pas vraiment l’apport migratoire en raison d’une déperdition traditionnellement assez forte du Québec. De plus, il serait intéressant de connaître les caractéristiques de ceux qui restent et de ceux qui partent. On pourrait ainsi mieux ajuster la sélection dans la mesure où les caractéristiques socioaéconomiques seraient distinctes.

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Que les immigrants s’intègrent mal, c’est juste une idée que les caquistes ont pris ailleurs et qui aident des gens à gagner des élections partout en Europe par exemple, mais ici c’est faux, ce sont plutôt des obstacles inhérents à cette tâche qui les empêchent d’égaler le taux des Québécois.

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