Incapables de s’entendre, Jolin-Barrette et Rondeau nomment un facilitateur

QUÉBEC — Incapables de s’entendre sur l’horaire de travail des juges, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, et la juge en chef de la Cour du Québec, Lucie Rondeau, font appel à un facilitateur.

Ils ont conjointement mandaté Jacques Chamberland afin qu’il les accompagne «dans la recherche de solutions communes», selon le bref communiqué diffusé vendredi par le cabinet du ministre.  

Au coeur du litige, la réforme implantée récemment par la juge en chef qui prévoit que les juges siégeront désormais un jour sur deux, plutôt que deux jours sur trois, en raison de la complexité grandissante des causes. 

En parallèle, la juge Rondeau a réclamé de Québec la nomination de 41 juges supplémentaires, afin d’accélérer la cadence dans les salles de palais de justice. 

Courroucé, le ministre avait calculé en novembre dernier que les nouveaux ratios de travail des juges risquaient de faire avorter pas moins de 50 000 dossiers judiciaires au Québec en 2023. 

Il avait choisi de contester la décision devant un tribunal.

Inquiète des contrecoups de ce bras de fer sur la confiance de la population dans le système de justice, la bâtonnière du Québec, Catherine Claveau, avait alors conseillé aux parties de se tourner vers la conciliation.

Les pourparlers viennent tout juste de débuter. Les échanges tenus dans le cadre de cet exercice resteront confidentiels, précise le communiqué de presse.

«Dans toutes les décisions que nous prenons, c’est l’intérêt des personnes victimes et des citoyens qui prime. Le système de justice, il est avant tout le leur», a déclaré vendredi M. Jolin-Barrette sur Facebook. 

«Les Québécois ont droit à des services accessibles, adéquats et rapides. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur l’expertise de M. Chamberland dans la recherche de solutions communes», a-t-il ajouté.

Jacques Chamberland a cumulé plus de 28 ans d’exercice à la magistrature de la Cour d’appel du Québec avant de prendre sa retraite en octobre 2021. 

Il a également travaillé au sein de la fonction publique québécoise à titre de sous-ministre de la Justice et sous-procureur général du Québec entre 1988 et 1993.

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