Incendie à Trois-Rivières: les précipitations pourraient être en cause

TROIS-RIVIÈRES, Qc — L’incendie qui a éclaté mercredi dans un entrepôt de produits chimiques à Trois-Rivières pourrait être lié aux fortes précipitations qui sont tombées dans la nuit de mardi à mercredi.

Dans un communiqué publié jeudi, l’entreprise Somavrac affirme qu’une enquête est toujours en cours pour déterminer ce qui a pu provoquer l’incendie de contenants d’hydrosulfite de sodium, un agent de blanchiment pour les pâtes et papiers.

L’une des hypothèses à l’étude est que les fortes pluies survenues plus tôt cette semaine, qui ont causé une inondation sur le boulevard des Récollets, pourraient avoir joué un rôle dans l’incident.

En tout, il semble que 15 contenants d’hydrosulfite de sodium auraient pris en feu, selon l’entreprise, qui assure que les dommages sont «essentiellement d’ordre matériel sur le site de l’usine».

L’incendie avait forcé la municipalité de Trois-Rivières à imposer un avis de confinement dans plusieurs secteurs de la ville. Les flammes ont finalement été maîtrisées pendant la nuit de jeudi et l’avis de confinement a été levé en matinée.

Des équipes d’Urgence-Environnement avaient été déployées sur les lieux ainsi que des spécialistes du Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec qui ont pour mandat de prélever des échantillons d’air pour en mesurer la qualité.

Retour à la normale

En début de soirée, mercredi, les équipes avaient noté de «faibles dépassements dans le seuil de dangerosité» quant au dioxyde de soufre, a expliqué en entrevue Sophie Gauthier, conseillère en communication au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Jeudi matin, il n’y avait plus de dépassement et la situation était revenue à la normale, a assuré Mme Gauthier. Le ministère est retourné sur les lieux jeudi pour effectuer un suivi de la situation, mais la porte-parole n’a pas pu en dire davantage sur cette visite.

«Il est prématuré de s’avancer sur quelque conclusion que ce soit», a-t-elle indiqué.

La direction régionale de la santé publique précise que les symptômes suivant l’inhalation de faible dose de dioxyde de soufre (SO2), le gaz irritant qui émanait de cet incendie, provoquent l’irritation temporaire des yeux et des voies respiratoires. Les personnes qui ont des questions sur leur état de santé peuvent contacter le service d’aide téléphonique 811.

Les flammes ont pris naissance mercredi vers 14 h 30 sur les lieux du groupe Somavrac sur la rue Saint-Joseph, dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest. 

Sur son site web, le groupe Somavrac indique se spécialiser dans l’arrimage, l’entreposage, la manutention et la transformation, le transport et la distribution de produits chimiques pour diverses industries.

Enquête des chimistes

L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) a par ailleurs annoncé qu’il avait ouvert sa propre enquête «dans le cadre de sa mission de protection du public à l’égard de l’exercice de la chimie au Québec».

L’OCQ croit que les événements des derniers jours, dont les explosions tragiques survenues à Beyrouth, au Liban, demontrent le rôle important des chimistes dans la protection du public.

«En ce qui a trait plus particulièrement aux produits dangereux, nous avons le devoir de veiller à ce que ceux-ci soient utilisés sécuritairement, et ce, en tout temps», a déclaré son président, Michel Alsayegh, dans un communiqué.

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