Indiana: une 1ère détenue fédérale a été exécutée aux États-Unis depuis 1953

TERRE HAUTE, Ind. — Lisa Montgomery, qui a tué une femme enceinte du Missouri avant de l’éventrer, de prendre l’enfant et de le faire passer pour le sien, a été exécutée tôt mercredi matin pour ces crimes au pénitencier fédéral de Terre Haute, en Indiana.   

Elle est devenue la première femme en détention fédérale à subir la peine capitale aux États-Unis depuis 1953.   

Lundi, un juge du Kansas avait suspendu l’exécution par le besoin de mieux déterminer l’état mental de Lisa Montgomery. Quelques heures plus tard, cette décision a été renversée par la Cour suprême.  

La mort par injection létale de Lisa Montgomery, qui était âgée de 52 ans, a été confirmée à 1h31 mercredi matin.   

Un peu plus tard, son avocate, Kelley Henry, a fait savoir dans un communiqué que toutes les personnes ayant participé à l’exécution de Lisa Montgomery devraient avoir honte.  

Il a été déterminé que Lisa Montgomery avait quitté sa propriété agricole de Melvern, au Kansas, conduit son automobile sur quelque 275 kilomètres jusqu’à Skidmore, au Missouri, pour aller adopter un chiot de Bobbie Jo Stinnett, une éleveuse de chiens âgée de 23 ans.   

Elle a plutôt étranglé Mme Stinnett avec une corde avant de procéder à la césarienne morbide et de fuir avec l’enfant. Elle a été arrêtée le lendemain après avoir montré l’enfant prématuré, Victoria Jo, qui est maintenant âgée de 16 ans et qui ne s’est jamais exprimée publiquement sur la tragédie.   

La corde et le couteau qui ont servi aux crimes ont été retrouvés dans l’automobile de l’accusée.   

Les avocats de Lisa Montgomery ont fait valoir au procès que les abus sexuels dont elle a été victime pendant son enfance ont fait naître chez elle une maladie mentale. Les avocats de la poursuite ont plutôt affirmé que l’accusée avait feint la maladie mentale et que le meurtre de Bobbie Jo Stinnett avait été méticuleusement préparé.

Après un moratoire de 17 ans, les exécutions de prisonniers fédéraux aux États-Unis ont de nouveau été autorisées en juillet dernier aux États-Unis. Des opposants à la peine de mort affirment que les exécutions ont été encouragées par le président Donald Trump quelques mois avant les élections présidentielles de novembre afin de mousser son image de promoteur de la loi et de l’ordre.   

Le président élu, Joe Biden, s’oppose à la peine capitale.

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