Industrie de la construction: sommet «historique» en 2022; léger repli en 2023

MONTRÉAL — Après un «sommet historique» en 2022, l’industrie de la construction au Québec devrait connaître un léger repli en 2023, annonce la Commission de la construction du Québec.

L’année 2022, qui a été exceptionnelle, a permis d’enregistrer 210 millions d’heures de travail. La Commission s’attend à en enregistrer 202 millions en 2023.

Le creux des dernières années avait été atteint en 2015, avec 140,6 millions d’heures.

Pour la présente année, c’est le secteur institutionnel et commercial qui a connu la plus forte croissance, suivi du secteur industriel.

La Commission souligne que le secteur institutionnel et commercial a été particulièrement porté par les travaux touchant les Maisons des aînés, les centres hospitaliers et la mise à niveau des infrastructures scolaires.

Le secteur industriel a été stimulé par exemple par le projet minier Odyssey de Canadian Malartic en Abitibi-Témiscamingue.

Le secteur génie civil et voirie s’est lui aussi fort bien comporté en 2022, avec les investissements gouvernementaux, notamment la fin du chantier de la Romaine et la fin des travaux à la ligne Micoua-Saguenay.

Le sous-secteur des routes et infrastructures a aussi été fort occupé en 2022 avec les travaux de réfection au pont-tunnel Louis-Hippolyte La Fontaine, ceux du tramway à Québec et la réfection des tunnels Ville-Marie et Viger à Montréal.

Repli en 2023

Reste que dans ce secteur aussi, la hausse des taux d’intérêt produit ses effets. «La hausse graduelle des taux d’intérêt, initiée au mois de mars, causera un ralentissement en 2023», conclut la Commission de la construction du Québec.

Ainsi, en 2023, le secteur résidentiel devrait reculer de 7 %, celui de l’institutionnel-commercial de 3 % et du génie civil et voirie de 5 %. L’industriel devrait demeurer stable.

Pour ce qui est des régions du Québec, elles ont toutes connu une «forte augmentation de leur volume de travail» en 2022.

Et, en 2023, «quatre régions éviteront le rouge», soit le Bas Saint-Laurent—Gaspésie, l’Estrie, la Mauricie—Bois-Francs et la Baie-James.

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