Infirmière accusée du meurtre d’aînés: la police exhume deux corps pour autopsie

La police de London, en Ontario, a exhumé mardi les corps de deux aînés dans le cadre de l’enquête sur les meurtres présumés de huit résidants de foyers pour personnes âgées.

Elizabeth Wettlaufer, âgée de 49 ans, est accusée de huit meurtres prémédités. Elle fait aussi face à quatre chefs de tentative de meurtre et deux chefs de voies de fait graves. La police croit que les crimes ont été commis sur une période de 10 ans dans trois résidences pour personnes âgées du sud-ouest de l’Ontario et dans une résidence privée.

Afin de pratiquer des autopsies et de recueillir des preuves, la police de London a exhumé mardi, avec le consentement des familles, les corps d’Arpad Horvath, âgé de 75 ans au moment de son décès, et d’Helen Matheson, âgée de 95 ans. L’agente Sandasha Bough ne pouvait prédire mardi si d’autres corps devront être exhumés dans le cadre de l’enquête.

La fille de M. Horvath était présente pour l’exhumation de son père, mort en 2014 dans une maison de soins de longue durée de London. Susan Horvath soutient que la famille a l’impression de revivre un second deuil avec toute cette affaire judiciaire. Elle espère seulement trouver des réponses à l’issue de cette douloureuse épreuve.

Helen Matheson, quant à elle, avait été trouvée morte en 2011 dans une maison de soins de longue durée de Woodstock.

La police avait amorcé son enquête en septembre à la suite d’informations données par Elizabeth Wettlaufer au personnel d’un hôpital psychiatrique de Toronto où elle avait été admise, selon une source policière. L’ex-infirmière a été formellement accusée le mois suivant de huit chefs de meurtre prémédité. La police allègue que l’accusée a administré des médicaments à ses présumées victimes, de 2007 à 2014.

Au début du mois de janvier, six nouvelles accusations ont été déposées. Selon des documents judiciaires, la police allègue que Mme Wettlaufer a injecté de l’insuline à six autres présumées victimes, sans toutefois les tuer.

Les allégations contre l’accusée n’ont pas été prouvées en cour. La prochaine audience a été fixée au 15 février, au palais de justice de Woodstock.