Inflation: la CAQ et le PLQ annoncent leurs propositions pour soulager les familles

MONTRÉAL — En cette deuxième journée de campagne électorale au Québec, c’est l’enjeu du coût de la vie qui aura fait l’objet de vives discussions par les deux meneurs de la course.

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) ont tous deux mis de l’avant leurs propositions pour soulager les familles aux prises avec l’inflation galopante.

Le PLQ s’est engagé à geler les tarifs d’Hydro-Québec et à abolir la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les produits de première nécessité. Le «Plan portefeuille» de la cheffe Dominique Anglade prévoit aussi une baisse d’impôt de 1,5 % pour les deux premiers paliers d’imposition.

Quant au chef caquiste François Legault, il dit adopter une approche «responsable» en visant de réduire d’un point de pourcentage les deux premiers paliers d’imposition dès 2023. Sur dix ans, le parti prévoit une diminution de 2,5 %.

Le premier ministre sortant a décoché des flèches à l’endroit des oppositions libérale et conservatrice, qui selon lui n’adoptent pas une bonne stratégie pour aider les familles.

«Des oppositions proposent de baisser les coûts de l’essence, de baisser la taxe sur certains produits, veulent enlever la liberté aux Québécois de choisir quoi faire avec leur argent», a-t-il déclaré en point de presse à Québec.

Des déclarations condamnées

Par contre, si la cheffe libérale a voulu amener le débat sur le terrain de l’économie, elle n’a pu éviter de répondre à plusieurs questions des journalistes sur les déclarations controversées de l’un de ses candidats.

Mme Anglade s’est dite en désaccord avec l’aspirant député libéral de Brome-Missisquoi, Claude Vadeboncoeur, qui avait traité la CAQ de parti raciste et xénophobe dans des courriels obtenus par le quotidien «Le Devoir».

«Je ne pense pas que ce soit le cas», a tranché la cheffe libérale Dominique Anglade, en conférence de presse à Québec.

Santé, langue et troisième lien

De leur côté, les autres partis d’opposition ont mené le débat ailleurs.

En conférence de presse à Montréal avec son «équipe santé», le chef de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a suggéré de faire d’Info-Santé le premier point de contact entre le patient et le réseau de santé, en complémentarité avec le guichet d’accès à la première ligne du gouvernement.

Le parti veut que les personnes qui téléphonent au 811 puissent être dirigées adéquatement vers la bonne ressource en santé, que ce soit l’urgence, une clinique ou un pharmacien.

Quant au chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, il a tapé sur le clou de la langue française, qui selon lui est en déclin en partie à cause du gouvernement caquiste.

Le PQ promet d’adopter une nouvelle loi 101 pour faire face à ce qu’il qualifie «d’urgence linguistique».

Finalement, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ, Éric Duhaime, était de passage à Québec pour présenter son projet de troisième lien et il a profité de cette occasion pour réclamer la démission du député et ministre sortant Éric Caire.

Le chef conservateur a rappelé que M. Caire s’était engagé à réaliser le projet du troisième lien, sans quoi il démissionnerait.

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