Infrastructures: l’UMQ veut «être à la table» avec le gouvernement fédéral

MONTRÉAL — Alors que le gouvernement de Justin Trudeau arrive à mi-mandat, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) saisit l’occasion pour réitérer ses revendications en matière d’infrastructures.

Le premier vice-président de l’UMQ, Alexandre Cusson, tient toutefois à saluer l’approche inclusive adoptée par Ottawa face aux gouvernements de proximité. M. Cusson, qui est également maire de Drummondville, dit observer de «meilleurs échanges» que sous le gouvernement de Stephen Harper.

Il souligne que le ministre fédéral de l’Infrastructure, Amarjeet Sohi, a fait «un pas dans la bonne direction» en intensifiant les efforts de consultation des autorités municipales.

«Nous, on dit qu’on est trois à payer, donc on doit être trois à décider, a-t-il martelé. On souhaite être consultés, on souhaite être à la table quand des décisions sont prises dans le cadre des programmes d’infrastructures.»

M. Cusson rappelle que plus de la moitié des infrastructures publiques tombent sous la responsabilité des municipalités.

La première phase du plan fédéral en infrastructures a levé le voile sur l’ampleur des besoins en la matière, surtout en ce qui a trait à l’assainissement des eaux usées, fait-il valoir. Il presse maintenant Ottawa de rendre disponibles les fonds de la deuxième phase.

L’UMQ réclame d’ailleurs une nouvelle formule de financement qui allégerait la contribution des villes, de même qu’une flexibilité accrue des programmes de façon à tenir compte des particularités de chaque municipalité.

Parmi les autres revendications de l’Union figure un investissement de 400 millions $ sur cinq ans pour le transport aérien en région, qu’elle voit comme un «outil indispensable pour le développement économique».

Tournant le regard vers la légalisation à venir de la marijuana, l’UMQ exhorte Ottawa à réserver aux municipalités une bonne part des revenus de la taxe sur sa vente.

Alexandre Cusson explique qu’il reviendra aux autorités municipales de gérer l’implantation de la nouvelle législation, notamment par le biais des corps policiers.

«Ultimement, les impacts vont se vivre sur le terrain et le terrain, c’est municipal», a-t-il lancé en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.