INSPQ: barrières linguistiques en santé pour les anglophones et allophones

MONTRÉAL — Une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) affirme que des anglophones et allophones du Québec peuvent faire face à des barrières linguistiques dans leur quotidien, notamment lors de soins et de services en santé.

L’étude basée sur des données de recensement de 2016 signale dans sa conclusion que la langue maternelle est la communication optimale pour échanger sur les problèmes de santé et les options de traitement, particulièrement lorsque le patient est souffrant ou très âgé. À ce chapitre, cette situation peut être plus problématique pour près de 6 pour cent des personnes résidant au Québec qui ne peuvent s’exprimer en français.

Ces 454 000 personnes vivent dans tous les réseaux territoriaux de services du Québec, pas seulement dans la région de Montréal, même si l’INSPQ relève que les minorités linguistiques ne pouvant s’exprimer en français résident pour la plupart dans les régions de Montréal, de Laval et de la Montérégie.

L’INSPQ ajoute que les défis sont plus importants pour un noyau de 75 000 personnes très vulnérables: 13 pour cent des allophones ou près de 1 pour cent de la population totale du Québec ne savent parler ni français ni anglais. Ces gens résident majoritairement à proximité de Montréal.

L’étude de 40 pages publiée plus tôt en octobre signale toutefois que près de 95 pour cent des Québécois ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français, alors qu’environ la moitié peut le faire en anglais.

L’étude de l’INSPQ est intitulée «À l’intersection des définitions de langues: portrait des communautés linguistiques au Québec et dans les réseaux territoriaux de services en 2016».

 

 

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