Investissement de 150 millions $ pour stimuler la recherche en santé

QUÉBEC — Le secteur de la recherche appliquée en santé obtient un coup de pouce financier visant à assurer son développement.

Investissement Québec et le Fonds de solidarité FTQ joignent leurs forces pour créer un fonds destiné à investir 150 millions $ dans ce secteur d’activités d’ici cinq ans.

Grâce à ce nouveau fonds consacré aux sciences de la vie, des capitaux seront injectés dans des entreprises, particulièrement des jeunes pousses (start-ups) impliquées par exemple en recherche clinique et dans les technologies médicales.

En faisant l’annonce de cet investissement, jeudi, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a dit constater le retard pris par le Québec dans ce domaine «depuis 15-20 ans». Mais «on peut reprendre le leadership» perdu, a-t-il fait valoir, en point de presse, notant que le Québec comptait de nombreux chercheurs de renommée internationale, dans divers domaines de pointe.

On savait, a ajouté le ministre, que les entreprises québécoises oeuvrant dans les sciences de la vie  souffraient d’«une carence dans la chaîne des capitaux». L’annonce de jeudi vise donc à combler ce manque et à répondre à une demande pressante du milieu.

Le gouvernement et le Fonds de solidarité injecteront chacun 75 millions $.

Du total, on réservera 50 millions $ en fonds directs versés aux entreprises ayant besoin d’un coup de pouce financier pour poursuivre leurs activités.

Des sommes iront aussi à d’autres fonds de recherche existants.

On dit vouloir ainsi stimuler la création de nouvelles entreprises de recherche et favoriser l’essor d’une expertise en développement clinique au Québec.

M. Fitzgibbon a dit souhaiter que cet investissement permettra également «d’attirer des gestionnaires de fonds de haut calibre au Québec».

Les sciences de la vie constituent «un secteur clé», a commenté pour sa part, par voie de communiqué, le président d’Investissement Québec, Guy LeBlanc.

De son côté, le président du Fonds de solidarité, Gaétan Morin, a observé que la pandémie de la COVID-19 nous rappelait «plus que jamais l’importance de la recherche et du développement en sciences de la vie».