Irruption dans les bureaux du média Vice à Montréal : l’accusé de retour en cour

MONTRÉAL — Accusé de quatre infractions criminelles pour avoir fait irruption avec d’autres dans les bureaux du média VICE en mai dernier, un leader du groupe de droite identitaire Atalante, Raphaël Lévesque, a choisi de procéder devant un juge et jury pour son procès.

Le dossier de l’homme de 35 ans a été appelé à nouveau devant le tribunal vendredi matin.

Il n’était pas présent au palais de justice de Montréal, mais son avocat, Mathieu Corbo, l’a représenté devant la juge Julie Riendeau de la Cour du Québec.

Son choix fait en sorte qu’il aura une enquête préliminaire, lors de laquelle sera évaluée la force de la preuve de la Couronne. Il est accusé d’entrée par effraction, de méfait, d’intimidation et de menaces.

Raphaël Lévesque avait été arrêté à son domicile de Québec en juin, en lien avec cette intrusion survenue le 23 mai dans les bureaux montréalais de VICE. Sur sa page Facebook, Atalante Québec écrivait que ses membres étaient allés leur remettre le prix de «média poubelle».

La plupart de ceux qui ont fait irruption chez Vice portaient des masques, sauf Raphaël Lévesque, qui ne portait que des lunettes fumées.

Selon ce qu’a rapporté Vice, il y avait une demi-douzaine de membres d’Atalante, et, à leur entrée dans leurs bureaux, ils ont offert des fleurs à l’employée qui leur a ouvert la porte. Ils ont ensuite lancé des tracts et des nez de clown partout sur le plancher. Selon un article publié sur le site de nouvelles de Vice, le groupe réagissait à un article paru la semaine précédente qui parlait des rapides incursions d’Atalante, de plus en plus fréquentes. VICE a dénoncé l’intimidation ainsi faite à son égard.

L’intrusion dans les bureaux de VICE avait été condamnée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et par les premiers ministres du Québec et du Canada.

Raphaël Lévesque doit se représenter devant la cour le 30 novembre.