Isolement COVID et congés: des employés de soutien scolaire demandent plus d’équité

MONTRÉAL — C’est au tour d’employés de soutien scolaire de se plaindre de devoir puiser à même leur banque de congés de maladie lorsqu’ils sont tenus de s’isoler à cause de la COVID-19. Or, plusieurs d’entre eux ont un statut précaire et n’ont pas de banque de congés de maladie.

La FTQ, qui représente 15 000 employés de soutien scolaire par le biais de ses syndicats affiliés, dénonce la situation. Il s’agit par exemple d’éducatrices en services de garde en milieu scolaire, d’employés d’entretien, d’employés qui font des réparations et de travailleurs à l’administration.

En entrevue mercredi, le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, a expliqué que la situation était encore plus difficile pour les employés à statut précaire, à temps partiel, qui n’ont pas de banque de congés de maladie.

«On a des gens qui s’inquiètent, qui se demandent ce qui va leur arriver s’ils sont malades, parce qu’ils n’ont pas de banque de congés et ils vont être pénalisés», rapporte M. Bolduc.

Il reproche au ministre de l’Éducation sortant, Jean-François Roberge, d’avoir «refilé la patate chaude» aux Centres de services scolaires, en leur transférant cette responsabilité de la gestion des congés COVID, avec les disparités qui s’ensuivent.

Il demande donc d’émettre une directive aux Centres de services scolaires pour clarifier le tout et l’uniformiser.

«La demande qu’on fait au ministère, c’est qu’il y ait une directive qui soit donnée à l’ensemble des Centres de services pour que la politique soit identique partout. Donc, si les gens sont obligés de s’isoler à cause de la COVID et qu’il n’y a pas de possibilité de télétravail pour le travail qu’ils font, et bien qu’ils soient rémunérés comme ils l’étaient pendant la période plus forte de la pandémie», a résumé M. Bolduc.

Les trois grands syndicats affiliés à la FTQ qui représentent ces employés de soutien scolaire sont le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) et l’Union des employés de service (UES-800). 

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