Jacques Demers va mieux mais il est trop tôt pour savoir s’il aura des séquelles

MONTRÉAL – L’ex-entraîneur du Canadien de Montréal et sénateur Jacques Demers a pris du mieux au point où il tend la main, salue les gens et se montre charmant. Mais il est encore trop tôt pour dire s’il gardera des séquelles de l’AVC qu’il a subi.

Deux neurologues de l’Hôpital neurologique, rattaché au Centre universitaire de santé McGill ont rencontré la presse, vendredi à Montréal, pour faire le point sur l’état de santé du célèbre patient qu’elles ont traité depuis son accident vasculaire cérébral, le 6 avril dernier.

La docteure Angela Genge a précisé que M. Demers prend du mieux chaque jour, voire chaque demi-journée et que ses progrès sont plus remarquables depuis lundi. Il mange depuis peu et est prêt pour un processus de réadaptation plus avancé, a-t-elle noté.

«Nous avons bon espoir pour la réadaptation. On va commencer la semaine prochaine avec les papiers pour trouver une place dans un centre de réadaptation. Pour nous, il est prêt pour commencer le processus», a affirmé la docteure Genge.

Il lui reste cependant une faiblesse du côté droit — puisque c’est le côté gauche du cerveau qui a été atteint — de même que des difficultés d’élocution, a noté de son côté la docteure Jeanne Teitelbaum.

La réadaptation plus poussée qu’il entreprendra durera au moins trois mois en centre spécialisé, à raison de six heures par jour. Mais les progrès continueront de s’accumuler après cette période durant un an, voire davantage, ont noté les deux neurologues.

Il est toutefois impossible de dire aujourd’hui s’il gardera des séquelles de cet AVC.

«C’est impossible de prédire comment il va pouvoir récupérer. Présentement il s’améliore. On ne sait pas jusqu’à quel point il va s’améliorer. D’habitude, il reste des séquelles, mais elles peuvent être minimes. On ne sait pas pour l’instant», a résumé la docteure Teitelbaum.

Le fait que le sénateur soit arrivé à l’hôpital vraisemblablement six heures après son AVC — le temps exact n’est pas connu — n’est pas la situation idéale, ont noté les deux neurologues. Il est préférable que l’AVC soit diagnostiqué et traité le plus rapidement possible, en moins de quatre heures. Les plus récentes avancées scientifiques permettent d’adopter, dans de tels cas, un traitement plus intensif qui peut aller jusqu’à «renverser» les effets de l’AVC, a souligné la docteure Genge.

Les neurologues rappellent que les signes les plus courants d’un AVC sont une faiblesse qui apparaît soudainement d’un côté, de même que de la difficulté à parler.