Jagmeet Singh revient sur des enjeux québécois en point de presse après le débat

MONTRÉAL — À l’issue du premier débat des chefs en français, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, est revenu sur des enjeux d’actualité québécoise.

«Je pense que j’ai bien fait, mais c’est à vous de décider», a-t-il lancé, tout sourire en point de presse.

«J’ai parlé avec plusieurs Québécois et Québécoises qui ont des inquiétudes par rapport aux enjeux environnementaux, l’assurance médicament parce que ça coûte trop cher, et on a proposé des solutions. Je pense que c’est exactement ce dont les gens ont besoin, ils ont besoin de quelqu’un qui va se battre pour eux», a-t-il déclaré en reprenant le slogan de son parti.

Après s’être fait interpeller par un passant au sujet de son turban, en visite au marché Atwater, plus tôt dans la journée, M. Singh a réitéré qu’il est attristé par Loi sur la laïcité de l’État, adoptée par le gouvernement de François Legault.

Bien que son parti n’ait pas l’intention d’intervenir dans les contestations judiciaires en cours pour suspendre ou invalider cette loi, M. Singh a dit préférer trouver des points communs entre les Canadiens, au lieu de semer division sur des questions d’apparence.

Questionné sur son usage du mot «dégueulasse» à l’endroit du Bloc québécois durant le débat, le chef néo-démocrate l’a attribué à ses difficultés en français. Mais il n’a pas pour autant modéré ses propos à l’endroit de ses adversaires bloquistes, qu’il accuse de vouloir semer la division en exploitant l’enjeu du voile islamique.

«Ce que je veux dire, c’est que créer des chicanes comme ça pendant une campagne électorale, sans avoir rien fait pendant quatre ans (…), je trouve ça tellement troublant.

«C’est seulement pour qu’il y ait des chicanes et je trouve ça horrible», a-t-il ajouté.

Appelé à réagir sur un autre sujet d’actualité québécoise, l’élargissement de l’aide médicale à mourir, M. Singh s’est engagé à respecter la décision de la Cour supérieure du Québec.

«La cour a soulevé le problème que les critères sont trop limités, donc je suis prêt à agir dès maintenant. Je pense qu’il faut enlever ces limitations», a-t-il réitéré, en soulevant toutefois la nécessité de mener «des études» avant de légiférer.