Jane Philpott amorce son travail dans une importante organisation autochtone

L’ancienne ministre libérale Jane Philpott a confié que l’expérience qu’elle avait acquise dans la supervision du système de santé du pays et des services aux autochtones lui avait permis de développer des compétences cruciales dans son nouveau rôle au sein d’une importante organisation autochtone.

Jane Philpott, qui a démissionné de son poste dans l’ancien cabinet Trudeau plus tôt cette année en raison de la gestion de l’affaire SNC-Lavalin par le gouvernement, a été nommée conseillère spéciale en matière de santé de la nation Nishnawbe Aski. Le territoire de cette nation comprend 49 communautés éloignées du nord-ouest de l’Ontario.

L’ancienne ministre libérale a indiqué que la nation Nishnawbe Aski travaillait depuis un certain temps à établir un modèle de soins de santé qui répond mieux aux besoins complexes de ces communautés, et que son rôle consiste à les aider à atteindre cet objectif.

Son temps en politique, a-t-elle dit cette semaine, lui a permis de comprendre à quel point les peuples autochtones du Canada sont mal desservis par le système actuel.

«Cela ne fonctionne pas pour toutes sortes de raisons, mais surtout parce que les Premières Nations n’ont eu pratiquement aucun droit de regard sur la conception du système de santé et sur la manière dont il pourrait répondre aux besoins des communautés», a déclaré Jane Philpott dans une entrevue téléphonique.

Jane Philpott, une médecin qui a fait son entrée au ministère de la Santé lorsque les libéraux ont pris le pouvoir en 2015, a déclaré que les communautés autochtones étaient «à la merci» d’une mosaïque de systèmes pour la prestation de leurs soins médicaux.

Bien que le gouvernement fédéral soit responsable du financement des soins de santé dans les réserves, Jane Philpott a expliqué que les règles provinciales s’appliquaient au-delà des frontières des réserves. Elle a affirmé que la situation était particulièrement difficile dans la nation Nishnawbe Aski, un vaste territoire couvrant plus des deux tiers de l’Ontario.

De grandes disparités

Selon l’ancienne ministre libérale, les médecins peuvent gagner plus d’argent dans certaines parties du territoire de la nation que dans d’autres, entraînant des pénuries pour les communautés qui ne peuvent pas rivaliser avec les offres salariales plus lucratives.

Dans d’autres cas, des infirmières et d’autres membres du personnel médical sont affectés dans des réserves pour des séjours de courte durée, dans le cadre d’un processus que Jane Philpott essaie toujours de maîtriser.

«Malgré le fait que j’ai été ministre de la Santé pendant quelques années, puis ministre responsable des Affaires autochtones, franchement, je trouve toujours un peu chaotique et difficile de comprendre ce qui se passe», a-t-elle déclaré.

L’une des tâches qui attendent Jane Philpott dans son nouveau travail sera de s’attaquer à ce type d’enjeu qui relève de la gestion des ressources humaines. Elle aidera également l’organisation à trouver des partenariats avec les gouvernements, des écoles de médecine, des organismes de réglementation et d’autres partenaires susceptibles d’améliorer la prestation des soins de santé dans la région.

Son nouveau rôle a officiellement commencé cette semaine, à temps partiel, mais elle s’attend à ce que ses heures augmentent.

Le grand chef de la nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, qui a décrit Jane Philpott comme une alliée précieuse durant son mandat au cabinet, a déclaré qu’il espérait que son aide contribue à remplacer le système défaillant actuel par un système conçu par et pour les patients autochtones.

«Ce sont de vieux systèmes coloniaux. Ils n’ont jamais été conçus pour aider réellement nos communautés», a indiqué Alvin Fiddler. «Nous nous sommes engagés à reconstruire un système qui fonctionnera réellement.»

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