Jason Kenney envisage tenir un référendum sur les paiements de péréquation

EDMONTON — Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a fait part de ses intentions de déclencher un référendum pour obtenir d’Ottawa une entente plus équitable en matière de paiements de péréquation, et d’explorer la possibilité de couper les liens avec la Gendarmerie royale du Canada et de quitter le Régime de pensions du Canada.

«Les Albertains sont heureux d’avoir eu l’occasion de soutenir largement le reste de la fédération, a déclaré M. Kenney mercredi. Mais ce que les Albertains ne peuvent pas accepter et n’accepterons pas, c’est de voir les gouvernements ailleurs au pays qui profitent de cette richesse et de nos ressources tout en cherchant à brimer le développement de cette même richesse.»

M. Kenney y est allé de ces commentaires alors qu’il dévoilait les recommandations venant de son comité sur une entente équitable, qu’il a créé l’année dernière pour évaluer l’humeur des Albertains et déterminer de meilleures façons pour la province de s’affirmer à l’intérieur de la Confédération.

Il a précisé que le référendum aurait lieu l’an prochain afin d’obtenir un mandat fort pour négocier d’une réforme avec Ottawa.

Selon le comité, l’Alberta a versé 240 milliards $ à la fédération canadienne depuis 2007.

Un référendum n’aurait aucun effet direct pour modifier le système de péréquation puisqu’une telle réforme nécessite l’accord du gouvernement fédéral et des autres provinces. Un mandat fort permettrait au moins à M. Kenney d’aborder le sujet avec Ottawa.

Le comité a également pressé M. Kenney d’instaurer un régime de pensions de l’Alberta, semblable à celui en place au Québec.

M. Kenney a indiqué que son gouvernement va étudier cette suggestion en profondeur, ainsi qu’une recommandation visant à créer une force policière dans la province.

Le comité a laissé sous-entendre que la GRC devient trop rigide sur le plan de la bureaucratie et que les petites communautés ne comptent pas assez d’officiers de première ligne.

Le sous-commissaire de la GRC, Curtis Zablocki, qui commande la force policière en Alberta, a réagi en disant que son service allait continuer de collaborer étroitement avec les citoyens, les groupes communautaires et le gouvernement provincial pour répondre aux besoins et s’adapter.

Il a promis que la GRC allait continuer de travailler à moderniser ses services en tenant compte des besoins et des intérêts des Albertains.