«Je ne suis pas un monstre», déclare Dennis Oland à son procès

SAINT-JEAN, N.-B. — Dennis Oland a soutenu jeudi qu’il n’est pas un monstre et qu’il ne ferait pas de mal à une mouche, encore moins à son père.

Accusé du meurtre au second degré de son père Richard Oland, il a témoigné jeudi pour sa propre défense.

Richard Oland, un homme d’affaires prospère du Nouveau-Brunswick, a été battu à mort dans son bureau, le 6 juillet 2011, à Saint-Jean. Son assassin l’a tué à l’aide d’une arme contondante comme un marteau, qui n’a jamais été retrouvée.

Devant le tribunal, son avocat Michael Lacy lui a demandé si c’est lui qui avait frappé 45 fois la victime, lui fracassant le crâne.

«Non», a répondu Dennis Oland.

Me Lacy l’a alors relancé en lui demandant ce qu’il répondait à ceux qui prétendent qu’il l’a fait.

«Que c’est totalement ridicule», a répliqué l’accusé. Je ne suis pas ce genre de monstre. Je n’aurais jamais fait cela à mon père ou à quiconque.»

Dennis Oland a raconté que le jour du meurtre, il jouait au bon père de famille, envoyant des textos à ses enfants concernant un match de basket-ball, un voyage et une orthèse dentaire. Il y avait aussi des conversations au sujet du kayak, de la plage et d’un problème mécanique du voilier appartenant à lui, à sa deuxième femme Lisa et à un ami.

«Une journée typique?», a demandé l’avocat.

«Ouais, a répondu son client. Quatre enfants, c’est beaucoup de travail.»

Dennis Oland a déclaré qu’il travaillait cette journée-là. Il avait demandé à son employeur de l’aider à surmonter un problème financier à court terme attribuable à la pension alimentaire qu’il devait à sa première épouse et à la traite mensuelle qu’il devait verser à son père pour le rembourser d’un prêt de 500 000 $.

La Couronne a laissé entendre que Dennis Oland avait tué son père dans une crise de rage provoquée par les pressions financières auxquelles il faisait face. L’accusé a reconnu qu’il était écrasé par les dettes, mais il a insisté pour dire que cela ne le préoccupait pas énormément.

Ce 6 juillet 2001, Dennis Oland est venu voir son père pour discuter d’un sujet qui les passionnait tous les deux: la généalogie. Le fils revenait d’un long séjour en Angleterre et il voulait partager avec son père les découvertes qu’il avait faites sur l’histoire familiale. C’est la dernière fois qu’il a vu son père vivant. Sa visite avait duré environ une heure.

Dennis Oland doit poursuivre vendredi son témoignage.

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