Jean Charest a intercédé pour Énergie Est au cabinet de Trudeau, écrit le Globe

OTTAWA – Jean Charest a vainement tenté d’organiser une rencontre entre les promoteurs de l’oléoduc Énergie Est et le secrétaire principal de Justin Trudeau plus tôt cette année, écrit jeudi le «Globe and Mail».

Dans un article signé du journaliste Daniel Leblanc, le quotidien écrit que le cabinet du premier ministre Trudeau a refusé parce que la démarche de l’ancien premier ministre québécois ne respectait pas les règles fédérales en matière de lobbyisme.

Le cabinet du premier ministre a confirmé au «Globe and Mail» qu’au cours d’une conversation sur différents sujets avec Gerald Butts, secrétaire principal de Justin Trudeau, M. Charest avait évoqué la possibilité d’organiser une telle rencontre, plus tôt cette année.

La directrice des communications, Kate Purchase, a indiqué mardi au «Globe and Mail» que M. Butts avait alors été très clair avec M. Charest: il sera heureux d’envisager une rencontre avec les dirigeants de TransCanada si la requête respecte les règles en matière de lobbyisme.

M. Charest, aujourd’hui avocat associé au cabinet montréalais McCarthy Tétrault, n’a pas commenté l’information. La porte-parole de la firme, Hélène Sansoucy, a refusé de confirmer au «Globe» que M. Charest était intervenu, ou même que la société TransCanada, promoteur du projet d’oléoduc Énergie Est, est un client du cabinet d’avocats. TransCanada a aussi refusé de confirmer l’information du quotidien.

M. Charest n’est pas inscrit au Registre des lobbyistes. En vertu de la Loi sur le lobbyisme, quiconque intercède, contre rétribution, auprès du gouvernement — notamment pour organiser une rencontre — doit être inscrit au registre. Or, les documents publics consultés par le journaliste du «Globe» ne permettent pas de déterminer si M. Charest a été payé pour intercéder en faveur de TransCanada ou s’il aurait dû s’inscrire au registre avant d’en parler à M. Butts.

L’oléoduc Énergie Est, qui ne fait pas l’unanimité au Québec, acheminerait plus d’un million de barils de pétrole par jour de l’Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries du Québec et de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Du port de Saint-Jean, le pétrole ainsi «sorti» du centre du pays pourrait être exporté vers les marchés étrangers.

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Conseiller ou lobbyiste, il ne sait pas la différence ?
C’est un imbécile ou il nous prend pour des imbéciles ???

HOMMAGE à CHAREST.

C’est vrai qu’il ne connait pas tellement ça la politique…

Député fédéral à l’âge de 26 ans, il le demeurera de 1984 à 1998.

Plusieurs fois ministre conservateur dès 1986.

Élu chef du Parti Progressiste Conservateur en 1993. Jusqu’à 1998, ce sont les années noires du PPC et il ne sera jamais élu Premier-Ministre ni même chef de l’opposition, celle-ci revenant au Bloc Québécois puis au parti réformiste…

Il quitte donc pour le provincial en devenant chef du Parti libéral du Québec en avril 1998.

Député et chef de l’opposition provinciale pendant 5 ans…

Il deviendra Premier-Ministre du Québec en 2003 et régnera pendant un peu plus de 9 ans.

Jusqu’à sa défaite électorale du 4 septembre 2012 alors qu’il est même défait dans sa circonscription de Sherbrooke.

Où il avait été élu à répétition depuis 28 ans, soit comme député fédéral ou provincial.

Il annonce (ENFIN émoticône smile ) sa démission comme chef du Parti libéral du Québec suite à cette cuisante défaite.

Avocat de formation, il réintègre la pratique du droit en se joignant au cabinet McCarthy Tétrault à Montréal.

C’est vrai qu’avec un tel CV il ne pouvait évidemment pas savoir la différence entre un LOBBYISTE et un CONSEILLER en communication…