Jean-François Lisée défend Michelle Blanc, mais Couillard voit une «ligne rouge»

SAGUENAY, Qc — Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, se défend d’avoir voulu instrumentaliser le B’nai Brith pour marquer des points politiques.

Il a justifié lundi sa décision de rendre publique sa réplique à l’organisation juive — qui lui avait écrit une lettre pour lui demander de se débarrasser de sa candidate Michelle Blanc en raison de ses écrits controversés — par son désir de «transparence totale».

Le chef péquiste a accusé le B’nai Brith d’avoir voulu «envoyer une grenade dans (sa) campagne» et défendu son droit de riposter à ce qu’il a qualifié de «tentatives d’intimidation».

Il a par ailleurs assuré que personne dans son entourage ne l’exhortait à larguer Michelle Blanc et affirmé qu’il n’avait pas non plus l’intention de la cacher d’ici la fin de la campagne électorale.

Et le chef a l’intention de continuer à défendre la liberté d’expression de l’aspirante députée — dimanche, il a qualifié d’«humour noir» un gazouillis publié 2011 qui disait: «Merde, j’ai oublié de fêter l’anniversaire de Hitler la semaine dernière!».

Les adversaires politiques de Jean-François Lisée n’ont pas voulu dire si ce dernier devrait montrer la porte à sa candidate.

«Cependant il y a des sujets qui me paraissent au-delà de ce qu’on peut appeler la ligne rouge», a commenté le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard.

«Je comprends que de parler de l’anniversaire d’Hitler, c’est de l’humour, mais faire de l’humour avec l’un des plus importants meurtriers de l’histoire de l’humanité, ça me paraît douteux. Pour le reste, c’est au PQ de se gouverner», a-t-il offert à Châteauguay.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a dit qu’il préférait «laisser M. Lisée se démerder avec ses problèmes».

— Avec les informations de Julien Arsenault à Québec et de Vicky Fragasso-Marquis à Châteauguay