Jim Carr compte sur le projet de LNG pour faciliter le commerce avec l’Asie

OTTAWA — Jim Carr a désormais une vision plus optimiste de la diversification des échanges commerciaux entre le Canada et l’Asie, et plus particulièrement la Chine, en raison de la récente annonce par LNG Canada de la construction d’une usine d’exportation de gaz naturel liquéfié dans le nord de la Colombie-Britannique, un projet d’une valeur de 40 milliards $.

Le ministre de la Diversification du commerce international estime que cette nouvelle, dévoilée mardi, constitue le développement le plus intéressant à s’être produit dans la relation entre Ottawa et Pékin.

M. Carr est si enthousiaste au sujet de l’installation, qui sera bâtie à Kitimat et permettra d’expédier une énergie propre de l’autre côté de l’océan Pacifique, qu’il balaie du revers de la main l’impact de l’autre grande surprise à être survenue au cours de la dernière semaine dans le domaine du commerce international.

En effet, le ministre ne considère pas comme un obstacle la disposition de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AÉUMC) autorisant n’importe quel des signataires à se retirer de l’entente moyennant un préavis de six mois si l’un des partenaires conclut un accord de libre-échange avec un pays n’ayant pas une économie de marché, comme la Chine, encore une fois.

Jim Carr a soutenu que rien dans l’entente avec les États-Unis et le Mexique n’empêchait le Canada de faire des affaires partout dans le monde.

Le mandat de M. Carr est de trouver de nouveaux marchés pour le Canada en dehors des États-Unis, son plus important partenaire commercial. Le mot «diversification» a été ajouté à son titre durant un remaniement du cabinet fédéral en juillet et le ministre est manifestement enthousiaste au sujet du projet de LNG, qu’il voit comme une corde de plus à son arc.

Étant donné les 14 mois de négociations tumultueuses pour renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), le besoin de respecter la promesse de diversifier les échanges commerciaux canadiens n’a jamais été aussi pressant. Jim Carr lorgne aussi du côté de l’Inde, de l’Amérique du Sud et d’autres pays asiatiques, en plus de militer pour une signature rapide du nouveau Partenariat transpacifique.

Le ministre espère se rendre en Chine le mois prochain, mais ne va pas jusqu’à réclamer un libre-échange complet avec le pays qui soulève l’ire de l’administration Trump. Il pense que les possibilités sont surtout du côté des ententes commerciales sectorielles.

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