Joe Biden impose des sanctions contre un responsable cubain et une «brigade spéciale»

WASHINGTON — L’administration américaine de Joe Biden a annoncé jeudi des sanctions contre un responsable cubain et une entité gouvernementale qui auraient été impliqués dans des violations des droits de la personne lors de la répression contre les manifestations antigouvernementales au début du mois.

Le Bureau du contrôle financier des actifs étrangers, au département américain du Trésor, vise Alvaro Lopez Miera, un dirigeant militaire et politique cubain, et la «Brigada Especial Nacional» du ministère de l’Intérieur, parmi ceux qui feront face à ces nouvelles sanctions.

La «brigade spéciale» du ministère cubain de l’Intérieur avait déjà fait l’objet de sanctions en janvier par l’administration de Donald Trump, qui visait l’ensemble du ministère et son ministre, Lazaro Alberto Alvarez Casas, en vertu de la «loi Magnitski».

La Maison-Blanche avait annoncé plus tôt cette semaine que le président Biden avait ordonné à son administration de prendre plusieurs mesures pour augmenter la pression sur le régime communiste, après que des milliers de Cubains sont descendus dans les rues de La Havane et d’autres villes de l’île, au début du mois, pour protester contre les pénuries de nourriture et les prix élevés pendant la pandémie. 

Le Bureau du contrôle financier des actifs étrangers avait été chargé d’étudier la possibilité de sanctions contre les responsables cubains qui auraient commis des violations des droits de la personne lors de manifestations pacifiques à Cuba, au début du mois. On évoquait alors la création par le département d’État d’un groupe de travail chargé d’examiner la politique de transfert de fonds des États-Unis, afin de s’assurer que l’argent que les Cubano-Américains envoient chez eux parvienne directement à leurs proches, sans que le régime en prenne une part.

M. Biden a également demandé d’examiner l’opportunité d’augmenter le personnel à l’ambassade des États-Unis à La Havane. La Maison-Blanche espère qu’une telle augmentation d’effectif pourrait l’aider à mieux faciliter l’engagement de la société civile à la suite de l’une des plus grandes manifestations antigouvernementales de mémoire récente à Cuba.

«Nous avons clairement indiqué la semaine dernière qu’aborder (ces manifestations à Cuba) était une priorité pour l’administration et pour le président Biden», a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

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