Jonathan Bettez intente une poursuite contre la SQ et la procureure générale

MONTRÉAL — Jonathan Bettez, ses parents et l’entreprise familiale Emballages Bettez, à Trois-Rivières, réclament des dommages-intérêts de 10,5 millions $ à la procureure générale du Québec et à la Sûreté du Québec (SQ).

Dans un communiqué publié jeudi, le cabinet d’avocats qui représente la famille Bettez affirme que la SQ a ouvert une enquête pour pornographie juvénile visant Jonathan Bettez «sans preuve ni raison valable et pour un motif oblique: alimenter une autre enquête en cours qui faisait du surplace, soit l’enquête sur la disparition et le meurtre de Cédrika Provencher».

La fillette de neuf ans était disparue à Trois-Rivières en 2007; des restes humains ont été retrouvés en 2015, mais cette affaire n’était toujours pas résolue.

La poursuite affirme que les enquêteurs de la SQ ont alors «mené une enquête bâclée, en adoptant une vision de type télescopique (ou « tunnel vision »), procédant à des fouilles, saisies et perquisitions illégales, abusives ou autorisées sur la base d’informations fausses ou trompeuses», dans le but de résoudre enfin l’affaire.

En octobre dernier, le juge Jacques Lacoursière, de la Cour du Québec, a acquitté Jonathan Bettez des accusations de pornographie juvénile, en invalidant les mandats utilisés par la police pour recueillir des éléments de preuve. Le juge a conclu que cette enquête policière s’apparentait à une «partie de pêche», ce qui est illégal.

Les requérants dans la poursuite au civil allèguent que la police a exploité les médias et le système judiciaire dans le seul but de lier le nom de M. Bettez à la disparition et au meurtre de la jeune Cédrika, «sans pourtant jamais déposer d’accusations en ce sens contre Jonathan Bettez, faute de preuve». 

Les membres de la famille Bettez demandent 9 454 500 $ en dommages compensatoires et un million de dollars en dommages punitifs, afin que la police soit tenue responsable «d’avoir entraîné la déconfiture de l’entreprise familiale et de leur avoir fait vivre un véritable calvaire».

La SQ n’a pas voulu commenter la poursuite au civil, jeudi.

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