Les chefs se positionnent sur les dossiers autochtones

Ce que vous devez savoir de la sixième journée de la campagne électorale fédérale.

OTTAWA — Au sixième jour de la campagne électorale, vendredi, les leaders autochtones du pays se sont invités, en personne ou par publication de communiqués, dans la campagne fédérale.

À Winnipeg, des chefs des Premières Nations ont réclamé de parler avec le chef libéral Justin Trudeau qui passait dans une épicerie pour promettre dix jours de congé de maladie par année pour tous.

En point de presse, M. Trudeau n’a pas voulu s’engager à ouvrir une enquête criminelle sur les enfants disparus des pensionnats autochtones.

« Ce n’est pas une décision politique de déposer des accusations », a rappelé M. Trudeau, en affirmant qu’un gouvernement libéral s’assurerait qu’il y aura « des conséquences ». 

Le chef conservateur, aussi à Winnipeg, s’y est fait interpeller par l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) qui veut, elle aussi, « un contrat » comme celui qu’Erin O’Toole poste à chaque citoyen québécois.

« Cette idée d’un contrat me semble excellente. Il est plus difficile de rompre un contrat que de renier de simples promesses électorales. J’encourage M. O’Toole à s’engager dès maintenant et personnellement dans cette voie avec les Premières Nations », a écrit Ghislain Picard dans un communiqué publié vendredi matin.

L’APNQL veut, entre autres, être assurée que les recommandations répétées des enquêtes et des commissions continueront à être mises en oeuvre.

« M. Trudeau, je sais, a cette question à coeur, mais il n’agit jamais. Avec un gouvernement conservateur, nous aurons plus que des mots, nous aurons des actions », a déclaré M. O’Toole à propos de la réconciliation.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, lui, a mis le dossier autochtone à son horaire du jour, sans se le faire demander. M. Singh était attendu  dans une communauté autochtone de la Saskatchewan pour visiter les  sépultures anonymes de la Première Nation de Cowessess.

Thèmes non imposés

De son côté, le chef bloquiste Yves-François Blanchet voulait plutôt parler de la crise climatique, vendredi. Il a tenu son premier point de presse du jour à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, une municipalité durement éprouvée par des inondations 2019.

M. Blanchet en a profité pour accuser le gouvernement Trudeau d’inaction en matière de lutte aux changements climatiques.

« Quelle est la différence entre nier les changements climatiques ou refuser d’agir pour contrer les changements climatiques ? À la fin de la journée, c’est la même chose », a lancé M. Blanchet, tentant d’écorcher dans une même phrase conservateurs et libéraux.

« Les libéraux investissent autour de 10 milliards de dollars par année dans les énergies fossiles », a-t-il accusé.

Par ailleurs, un gouvernement libéral réélu rédigerait une loi pour fournir à tous les travailleurs sous réglementation fédérale dix jours de congé de maladie payés.

Pendant la pandémie, les congés de maladie payés étaient prévus dans les prestations d’aide fournies par le gouvernement fédéral. Celles-ci viendront à terme au mois d’octobre.

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