Jour 7: le PQ et QS présentent leurs engagements en matière de garderie

Après les aînés la veille, ce fut au tour des enfants, samedi, au septième jour de la campagne électorale québécoise.

Le Parti Québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) ont présenté samedi leurs engagements en matière de garderie.

Du côté de QS, le coporte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a promis de créer «au minimum» 37 000 places en CPE et de convertir le plus de garderies privées possible, s’il est élu au gouvernement.

Une partie des places créées seront des «micro-CPE». Ce modèle vise à mettre en place des garderies de plus petite taille, 8 à 20 places, en région pour bien couvrir les communautés moins densifiées. Il aurait aussi l’avantage d’offrir un environnement de travail plus attrayant pour recruter des éducatrices comparativement à une garderie en milieu familial, selon le parti.

M. Nadeau-Dubois, n’a toutefois pas voulu dire si ce nombre serait suffisant pour offrir une place à chaque enfant d’ici la fin d’un premier mandat. 

Questionné à ce sujet, il a évité de répondre directement à la question, mais a insisté pour dire que le chiffre de 37 000 est ferme. «Moi, je suis tanné de voir des politiciens promettre des places et après ne pas les construire et de ne pas les financer», a-t-il lancé lors de son passage à

De son côté, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon souhaite créer près de 135 000 places dans le réseau public. Comment ? En convertissant 119 000 places non subventionnées en CPE d’ici cinq ans. Cela nécessiterait un investissement d’environ 543 millions $ annuellement pendant cinq ans.

Il compte aussi créer 15 000 places en CPE au coût de 225 millions $, en plus de compléter les 37 000 autres promises par la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Parce que si on sait que plus de 50 000  enfants sont sur la liste d’attente, on peut présumer que des dizaines de milliers de parents en ce moment qui ne participent pas au marché du travail faute de places en garderie», a-t-il affirmé.

M. St-Pierre Plamondon s’est toutefois engagé à ce que son plan de conversion ne touche pas aux services de garde en milieu familial.

Le chef péquiste a évoqué que sa proposition «100% CPE» est une mesure pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre.  

«Parce que si on sait que plus de 50 000 enfants sont sur la liste d’attente, on peut présumer que des dizaines de milliers de parents en ce moment qui ne participent pas au marché du travail faute de places en garderie», a-t-il affirmé. 

Des centres médicaux en santé

De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) semble vouloir adhérer en partie aux idées conservatrices en voulant mettre en œuvre un concept de centres médicaux privés, où les services seraient gratuits et remboursés par la RAMQ.

L’objectif est de désengorger le réseau de la santé.

De passage dans l’est de Montréal, le chef de la CAQ, François Legault, a expliqué que ces centres médicaux privés seraient à mi-chemin entre un groupe de médecine familiale (GMF) et un hôpital, a expliqué le chef caquiste.

«Si on veut changer le réseau de la santé, bien il faut changer la recette, il faut innover», a déclaré M. Legault en conférence de presse avec le ministre sortant de la Santé, Christian Dubé.

Le chef conservateur Éric Duhaime a déjà promis de faire une plus grande part au privé en santé. Les conservateurs permettraient notamment aux citoyens de se doter d’une assurance parallèle à celle de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) pour être soignés au privé.

Un passé qui hante

La cheffe libérale Dominique Anglade était à Senneterre où elle a annoncé des engagements visant à inciter le retour au travail des aînés, mais son passé de ministre de l’Économie du précédent gouvernement Couillard est revenu la hanter.

Mme Anglande a raconté qu’elle ne savait pas que la norme d’arsenic autorisée à la fonderie Horne par le gouvernement dont elle faisait partie était dangereuse pour la santé.

«Jamais je n’ai eu en ma possession quelque chose qui disait que ça avait un impact sur la santé publique des gens. (…) L’information selon laquelle cela avait des impacts sur la santé publique n’était pas disponible. (…) On apprend aujourd’hui que ces normes ont été dépassées et qu’elles ont des conséquences sur la santé de la population», s’est-elle défendue.

La cheffe libérale n’a pas voulu expliquer précisément son rôle dans cette décision ni le processus d’approbation, malgré les questions répétées des journalistes.

Depuis plusieurs semaines maintenant, les normes d’arsenic autorisées à la fonderie Horne font controverse. L’usine a le droit d’émettre jusqu’à 100 nanogrammes d’arsenic par mètre cube, alors que la norme est de 3 nanogrammes ailleurs au Québec. C’est le gouvernement libéral qui a accordé cette autorisation à la fonderie pour cinq ans. 

Par ailleurs, le PLQ propose de changer les règles fiscales pour que les personnes âgées ne soient pas pénalisées quand elles se trouvent un boulot, tout en touchant des rentes. Il s’est aussi engagé à augmenter l’exemption de base d’impôt des travailleurs de 65 ans et plus : elle passerait de 15 000 à 30 000 $. Les libéraux estiment que cela pourrait rapporter 2000 $ pour certains travailleurs. 

Duhaime et la SAQ

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a promis de mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ). Il a dit souhaiter assouplir la réglementation en vigueur, puisqu’il croit que cela serait profitable aux producteurs, mais aussi aux consommateurs.

De passage dans un vignoble de la région de Saint-Anne-la-Pérade, en Mauricie, M. Duhaime a souligné samedi que son annonce «n’est pas révolutionnaire». Il a pointé du doigt la CAQ affirmant que lors de la précédente campagne électorale, elle proposait «à peu près mot à mot» son annonce du jour. Il a aussi fait référence à une étude commandée en ce sens sous les libéraux de Philippe Couillard. 

«Mais on dirait qu’il n’y a pas un élu qui est capable de faire le pas supplémentaire, de le proposer de façon concrète et de le promettre comme on est en train de faire aujourd’hui et de réaliser son engagement», a-t-il déclaré. 

M. Duhaime entend mettre en place une commission avec l’ensemble des acteurs de l’industrie.

Il a aussi parlé des distilleries qui ne sont pas autorisées à vendre leurs spiritueux sur les lieux, comme cela est possible pour un vigneron par exemple.

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